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Sécurité alimentaire : l’Environnement et la Pêche conjuguent leurs efforts à Safo

  • il y a 5 heures
  • 2 min de lecture

Dans le cadre du suivi des sous-projets issus des alliances productives financées par le Projet de Restauration des Terres Dégradées (PRTD), la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mariam Doumbia Tangara, et son homologue de l’Élevage et de la Pêche, Youba Bah, ont effectué une visite de terrain dans la commune rurale de Safo.

Objectif : évaluer les avancées d’initiatives structurantes en faveur de la sécurité alimentaire et de la résilience des communautés.

Les deux ministres se sont notamment rendus au Centre agro-piscicole Espoir Jeunes du Mali (CAPEJ), un projet emblématique développé dans le cadre de la sous-composante 2.2 du PRTD, dédiée à l’amélioration des moyens de subsistance face aux effets du changement climatique. Ce programme a suscité un fort engouement, avec plus de 900 candidatures enregistrées, dont 396 plans d’affaires retenus dans des secteurs clés tels que la production, la transformation, la conservation et la commercialisation.

Doté d’un investissement de 75 millions de FCFA, le CAPEJ ambitionne de mettre en place une banque de géniteurs piscicoles performante. À partir de 2027, le centre prévoit de produire semestriellement 200 000 géniteurs, dont 140 000 de Clarias et 60 000 de Tilapia, avec un chiffre d’affaires annuel estimé à 540 millions de FCFA et la création de quatre emplois permanents.

La délégation ministérielle a également visité la poissonnerie moderne de Safo, réalisée pour un coût de plus de 71 millions de FCFA. Cette infrastructure affiche déjà des résultats prometteurs, avec une capacité de commercialisation d’au moins 2,94 tonnes de poissons frais par mois, la création de cinq emplois et un chiffre d’affaires annuel moyen dépassant 125 millions de FCFA.

Au-delà de ces réalisations, le PRTD a permis la mise en place d’un écosystème piscicole structuré comprenant une banque de géniteurs, 17 poissonneries, 15 écloseries, 10 points de vente modernes, 251 sites de production, ainsi que plusieurs unités de transformation et de conservation. Ces investissements commencent à produire des effets tangibles : plus de 27 600 tonnes de poisson frais sont attendues dans les prochains mois, plus de 1 200 emplois directs et 7 000 emplois indirects ont été générés, et les délais de production ont été significativement réduits, passant de 6-7 mois à moins de 4 mois pour atteindre un poids commercial d’un kilogramme.

En outre, le développement de circuits de commercialisation modernes à Bamako, la mise en place de contrats de production et la réduction progressive des importations de poissons congelés témoignent de la dynamique enclenchée.

À l’issue de la visite, les deux membres du gouvernement ont salué l’engagement des autorités de la Transition pour la mise en œuvre du PRTD, financé par la Banque mondiale. Ils ont également exprimé leur reconnaissance à ce partenaire technique et financier, tout en félicitant l’équipe du projet pour ses efforts en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations et du renforcement de la sécurité alimentaire au Mali.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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