20 janvier 1961 : Modibo Keïta annonce la fermeture des bases françaises au Mali
- Amadou Diallo
- 22 janv.
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Le 20 janvier 1961, quelques mois après l’indépendance, le président Modibo Keïta a convoqué les diplomates accrédités à Bamako pour leur annoncer une décision majeure : la fermeture des bases militaires françaises implantées sur le territoire malien. Ce discours, resté l’un des grands marqueurs de la politique de souveraineté du jeune État, visait les garnisons de Bamako, Kati, Gao et Tessalit.
Face au corps diplomatique, le chef de l’État malien a d’abord remercié les représentants étrangers d’avoir répondu à son invitation, avant de révéler officiellement la décision de son gouvernement. Il a indiqué que l’ambassade de France avait été informée de la demande d’évacuation des forces françaises stationnées au Mali en vertu des accords franco-maliens signés à Paris le 22 juin 1960. Ces accords liaient à l’origine la France à la Fédération du Mali, structure politique dissoute à la suite des événements des 19 et 20 août 1960 et de la reconnaissance par Paris du gouvernement sénégalais.
Modibo Keïta a tenu à rappeler que cette décision n’altérait pas la volonté de Bamako de coopérer avec la France, mais qu’elle s’inscrivait dans un cadre strict : celui du respect de la souveraineté nationale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures. Selon lui, le maintien de troupes d’une ancienne puissance coloniale sur le territoire d’un État nouvellement indépendant ne pouvait s’envisager que dans le cas d’abandons volontaires de souveraineté ou d’accords spécifiques en matière de défense.
Cette déclaration marque une étape clé dans l’affirmation de l’indépendance malienne. Elle s’inscrit dans une politique plus large visant à rompre avec les structures héritées de la colonisation, à renforcer la souveraineté du pays et à redéfinir les bases de la coopération bilatérale entre le Mali et la France.
Source: Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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