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Bases aériennes ciblées : de Bamako à Niamey, un schéma terroriste récurrent



La Base aérienne 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, au Niger, ont été la cible d’attaques terroristes coordonnées dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier. Des actes aussitôt condamnés par la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui dénonce une opération « préméditée, coordonnée et aveugle ».

Dans une note officielle publiée au lendemain des attaques, le Président en exercice de la Confédération de l’AES, le Capitaine Ibrahim Traoré, également Président du Burkina Faso, a estimé que ces violences visaient simultanément des infrastructures stratégiques et des installations civiles, exposant gravement des populations innocentes ainsi que des biens à usage civil.

Selon le communiqué, la Confédération des États du Sahel « condamne avec la plus grande fermeté ces actes lâches, barbares et indiscriminés », qualifiés de menaces directes contre la sécurité collective, la stabilité régionale et les efforts communs de paix et de développement entrepris par les peuples sahéliens.

Une stratégie de déstabilisation dénoncée

Pour la Présidence de l’AES, ces attaques s’inscrivent dans une stratégie de déstabilisation soutenue par des réseaux aux appuis multiples, incluant des soutiens directs ou indirects. Le communiqué évoque également la responsabilité de sponsors étatiques étrangers, dont la responsabilité morale et politique est, selon l’Organisation, « pleinement engagée ».

La Confédération met en garde contre toute forme de « complaisance, d’instrumentalisation ou de soutien », qu’il soit politique, logistique ou financier, à ces entreprises criminelles.

« Les auteurs de ces violences, ainsi que tous ceux qui les financent, les arment, les renseignent ou leur offrent des soutiens politiques, répondront de leurs actes », avertit l’AES, qui se dit unie, vigilante et résolument engagée dans une lutte coordonnée, souveraine et déterminée contre le terrorisme et ses soutiens.

Un mode opératoire déjà observé à Bamako

L’attaque de Niamey s’inscrit dans un modus operandi déjà observé au sein de l’espace de l’Alliance des États du Sahel. En septembre 2024, la capitale malienne, Bamako, avait été la cible d’une double attaque terroriste. La première avait visé l’École de Gendarmerie de Faladié, tandis que la seconde avait ciblé la Base aérienne 101, située à proximité immédiate de l’aéroport international Modibo Keïta.

Ces similitudes renforcent, selon les autorités de l’AES, l’idée d’une stratégie coordonnée visant des installations militaires sensibles, souvent proches d’infrastructures civiles, avec pour objectif d’instaurer un climat d’insécurité et de fragiliser les États membres.

Dans ce contexte, la Confédération réaffirme sa volonté de renforcer la coopération sécuritaire entre ses membres afin de faire face à une menace qu’elle considère désormais comme transnationale et structurée.

 

Source : Bamako bamada

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


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