Affaires judiciaires au Mali : Me Mountaga Tall apporte des clarifications sur plusieurs dossiers sensibles
- Amadou Diallo
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture

Lors d’une récente prise de parole, l’avocat Me Mountaga Tall a apporté d’importantes précisions sur plusieurs affaires judiciaires en cours au Mali, soulignant que l’ensemble de ces dossiers suit son cours normal dans le strict respect des procédures prévues par la loi s’agissant de l’affaire Moussa Mara, Me Tall a indiqué que l’appel interjeté à la suite d’une condamnation jugée injuste par la défense sera examiné par la Cour d’appel de Bamako le 19 janvier 2026. La défense, a-t-il assuré, aborde cette échéance avec sérénité, confiante dans le fait que le droit sera pleinement dit.
Concernant la dissolution des partis politiques, l’avocat a précisé que le dossier demeure en attente de transmission à la Cour constitutionnelle par l’intermédiaire de la Cour suprême. Il a rappelé que cette étape est une exigence procédurale incontournable et qu’elle ne saurait être légalement entravée.
Sur le dossier des militaires radiés, Me Mountaga Tall a soulevé une question juridique de fond. Selon lui, une fois radiés, ces militaires acquièrent le statut de civils. Leur maintien en détention dans des installations militaires, sans accès à l’extérieur, poserait ainsi un problème de base légale, tel que le soutient la défense.
Évoquant le dossier Alpha Yaya Sangaré, l’avocat a annoncé le dépôt d’une requête en référé-liberté. Cette démarche vise à obtenir sa mise en liberté d’office, après plus de 21 mois de détention sans mandat de justice, une situation que la défense juge contraire aux principes fondamentaux du droit.
Me Mountaga Tall s’est également expliqué sur les raisons de son absence d’intervention dans certains dossiers à dimension internationale. Il a rappelé qu’il n’agit que dans le cadre strict du droit et sur la base d’un mandat légal. À ce titre, il a souligné que le différend Mali–France relève de la diplomatie, que les questions liées aux groupes armés s’inscrivent dans le champ militaire, et que le dossier du drone est du ressort de la Cour internationale de Justice, où des avocats ont déjà été désignés par l’État malien.
Enfin, l’avocat a rappelé un principe fondamental : la présence d’un avocat est obligatoire pour toute personne poursuivie pour crime, conformément à la Constitution et aux règles essentielles d’un procès équitable.
Concluant son intervention, Me Mountaga Tall a exprimé sa conviction que, dans tous ces dossiers, « le droit finira par prévaloir, nécessairement et inéluctablement ».
Source : Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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