Cameroun | Parrainage des stagiaires avocats : polémique autour de l’intervention de la sénatrice Françoise Puene
- il y a 3 heures
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Une publication sur les réseaux sociaux aura suffi à déclencher une controverse au sein du Barreau du Cameroun. La sénatrice Françoise Puene s’est publiquement engagée à accompagner des candidats dans l’obtention de leur lettre de parrainage en vue de l’Examen d’Aptitude au Stage d’Avocat (EASA), session 2026. Une initiative qui a suscité une réaction ferme du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Me Eric Mbah.
Dans son message, la parlementaire proposait d’apporter son appui à des postulants confrontés à des difficultés pour réunir les pièces exigées dans leur dossier, notamment la lettre de parrainage, document obligatoire pour concourir à l’examen. Cette prise de position publique a toutefois été perçue par le Barreau comme une incursion dans un processus strictement encadré par les textes régissant la profession.
Le Bâtonnier Eric Mbah a rapidement réagi, rappelant que les modalités de délivrance des lettres de parrainage relèvent exclusivement des prérogatives de l’Ordre des Avocats. Selon lui, toute intervention extérieure dans ce mécanisme pourrait être interprétée comme une ingérence dans le fonctionnement interne de l’institution.
Au cœur de cette passe d’armes : le respect des procédures et la préservation de l’autonomie du Barreau. Si la sénatrice met en avant une volonté d’accompagnement et de facilitation au bénéfice des jeunes juristes, l’Ordre insiste sur la nécessité de maintenir un cadre transparent et conforme aux règles établies.
Cette controverse relance le débat sur l’accès à la profession d’avocat au Cameroun, dans un contexte où la lettre de parrainage demeure une condition déterminante du dossier de candidature. Reste à savoir si cet épisode débouchera sur une clarification des pratiques ou sur un durcissement des positions entre acteurs institutionnels.
La rédaction
LETJIKAN




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