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Crise énergétique de 2025 : le Mali sort d’une épreuve majeure et rétablit l’approvisionnement en carburant


Le Mali vient de franchir un cap important en mettant fin à l’une des crises énergétiques les plus complexes de son histoire récente. Survenue au cours du dernier trimestre de l’année 2025, cette pénurie de carburant a durement affecté l’économie nationale et le quotidien des populations, avant de connaître une issue progressive marquée par le retour de l’approvisionnement dans les stations-service.

Selon les autorités, cette crise ne relevait pas uniquement de difficultés logistiques. Elle s’inscrivait dans un contexte plus large, mêlant insécurité persistante, actes de sabotage, spéculation sur les produits pétroliers et désinformation massive, dans un environnement régional et sécuritaire particulièrement tendu.

Une crise aux multiples dimensions

D’après des sources officielles, les groupes armés terroristes ont multiplié les attaques contre les citernes de carburant et les infrastructures de transport, dans le but de perturber les circuits d’approvisionnement et de fragiliser les secteurs vitaux de l’économie. Ces actions auraient été accompagnées, selon les autorités, d’une campagne de désinformation visant à amplifier la panique et à accentuer les tensions sociales.

Des rumeurs persistantes sur un supposé encerclement de Bamako, des annonces alarmistes de pénuries définitives et des messages appelant à quitter le pays ont largement circulé sur les réseaux sociaux et certains médias, contribuant à créer un climat d’inquiétude généralisée.

La riposte gouvernementale

Face à cette situation jugée critique, le gouvernement de la Transition a engagé une réponse globale, combinant mesures sécuritaires, logistiques et communicationnelles. Sur instruction du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, et sous la coordination du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé l’opération Fouga Kène.

Ce dispositif a permis de sécuriser les principaux axes routiers et les convois de citernes, tout en menant des opérations de neutralisation contre des groupes armés retranchés dans certaines zones forestières. Des patrouilles mixtes poursuivent encore la sécurisation des convois afin d’assurer un approvisionnement régulier en hydrocarbures sur l’ensemble du territoire.

Parallèlement, la mise en place du Centre de Gestion des Crises (CGC) a permis aux autorités de reprendre la main sur le volet informationnel. À travers des bulletins réguliers et factuels, le gouvernement a cherché à contrer les fausses informations et à rétablir un climat de confiance.

 

Vers une nouvelle approche de la résilience nationale

Le retour progressif de l’essence dans les stations-service marque ainsi la fin d’une période de fortes turbulences. Pour les autorités, cette crise constitue une épreuve révélatrice, soulignant la nécessité de renforcer à la fois la sécurisation des chaînes logistiques, la lutte contre la spéculation et la maîtrise de la communication en période de crise.

Au-delà de l’urgence, cette expérience alimente désormais la réflexion sur une souveraineté logistique et informationnelle renforcée, présentée comme un levier essentiel pour prévenir de futures perturbations et consolider la stabilité économique et sociale du pays.

 

Source: Bamako bamada

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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