top of page

Gabon : la Haute Autorité de la Communication suspend les réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre

  • il y a 9 minutes
  • 2 min de lecture

Libreville, 17 février 2026 – La Haute Autorité de la Communication (HAC) a annoncé, mardi, la suspension immédiate de l’ensemble des réseaux sociaux sur le territoire gabonais. Réunie en séance plénière à Libreville sous la présidence de Germain Ngoyo Moussavou, l’instance de régulation justifie cette décision par la nécessité de lutter contre les « dérives numériques ».

Dans un communiqué officiel, la HAC évoque notamment la prolifération de contenus diffamatoires, de fausses informations, de cas de cyberharcèlement, d’atteintes aux données personnelles ainsi que des menaces à la cohésion sociale. Selon l’autorité, la mesure vise à « préserver la sécurité nationale et l’ordre public ». Aucune précision n’a toutefois été donnée quant à la durée de la suspension ni aux conditions de son éventuelle levée.

Depuis l’annonce, l’accès à plusieurs plateformes majeures, dont Facebook, X (anciennement Twitter), Instagram et WhatsApp, connaît d’importantes perturbations à travers le pays.

La décision suscite de vives réactions au sein de la population. Sur les rares canaux encore accessibles, de nombreux internautes expriment leur incompréhension et s’interrogent sur les motivations réelles de cette mesure. Des médias locaux, dont Gabon Media Time et Info241, font état d’un tollé général, certains observateurs estimant que cette suspension constitue une atteinte à la liberté d’expression, en l’absence de crise électorale ou sécuritaire majeure.

Le Gabon n’en est pas à sa première restriction de ce type. En août 2023, à l’occasion de l’élection présidentielle, les autorités avaient déjà suspendu l’accès à internet pour contenir les « appels à la violence » et la diffusion de fausses informations. Des mesures similaires avaient également été observées en 2016 et en 2019, dans des contextes post-électoraux marqués par des tensions politiques et des sanctions contre certains médias en ligne.

À ce stade, aucune réaction officielle du gouvernement n’a été publiée pour compléter ou préciser la portée de la décision de la HAC.

 

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


Commentaires


sama-money-300 (1).jpg
bottom of page