Guinée-Bissau : l’Union africaine condamne le renversement du président Embaló et exige son rétablissement
- Amadou Diallo
- 28 nov. 2025
- 2 min de lecture

L’Union africaine (UA) a fermement condamné, jeudi, le renversement du président guinéen-bissauien Umaro Sissoco Embaló. Dans un communiqué sans équivoque, l’organisation continentale a réclamé sa « libération immédiate et sans conditions », appelant au rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel.
Un rappel du principe de “tolérance zéro”
L’UA a rappelé le fondement de sa doctrine politique : la « tolérance zéro » envers tout changement anticonstitutionnel de gouvernement. Une position inscrite dans son Acte constitutif et réaffirmée face à cette nouvelle crise en Guinée-Bissau, pays régulièrement confronté à des épisodes de turbulence institutionnelle depuis plusieurs décennies. Les circonstances exactes du putsch, notamment l’identité des auteurs et la situation sécuritaire dans la capitale, demeurent encore floues.
Coordination renforcée avec la CEDEAO
L’organisation panafricaine a également annoncé une coordination étroite avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), souvent en première ligne pour gérer les crises politiques dans la région. « L’UA, en coordination avec la CEDEAO, est prête à soutenir tous les efforts visant à rétablir la stabilité et à protéger la démocratie en Guinée-Bissau », précise le communiqué.
Cette coopération suggère la possibilité d’actions conjointes, incluant des pressions diplomatiques ou des sanctions contre les auteurs du coup de force, conformément aux précédents établis dans la sous-région.
Un pays à nouveau rattrapé par son histoire
Cette tentative de renversement intervient alors que la Guinée-Bissau se trouvait engagée dans un processus électoral. L’Union africaine a insisté sur la nécessité de respecter le calendrier démocratique afin d’éviter un nouvel enlisement politique. Depuis son indépendance, le pays a été marqué par une succession de coups d’État, une instabilité chronique qui a freiné son développement et fragilisé ses institutions.
Une issue encore incertaine
Les prochaines 48 heures devraient être déterminantes, tandis que la communauté internationale — notamment les Nations unies et plusieurs capitales occidentales — doit préciser sa position. La libération éventuelle du président Embaló constituera un premier indicateur de la volonté des putschistes de répondre aux pressions diplomatiques croissantes.
Source: Afrikmag
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








.jpg)












Commentaires