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Guinée équatoriale : le clan Obiang dénonce la France pour “déstabilisation” afin de détourner l’attention de ses scandales


Malabo, 21 octobre 2025 — Alors que les condamnations internationales pour corruption et détournement de fonds s’accumulent contre la famille Obiang, le vice-président équato-guinéen, Teodoro Nguema Obiang Mangue, multiplie les attaques contre la France. Il accuse Paris de « déstabiliser » la Guinée équatoriale après l’attribution du prix franco-allemand des droits de l’Homme à l’opposant Alfredo Okenve, figure emblématique de la résistance en exil.

Une stratégie de diversion jugée par de nombreux observateurs comme une tentative désespérée de détourner l’attention du lourd passif judiciaire du régime.

Dans une série de publications sur le réseau X, le fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a dénoncé une prétendue « politique de harcèlement systématique » menée par la France, qu’il accuse de « récompenser les instigateurs de haine ». Cette sortie intervient dans un contexte marqué par les procédures judiciaires internationales visant Teodorín, notamment pour corruption, blanchiment d’argent et détournement de fonds publics en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Suisse. En 2021, la justice française l’avait condamné à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis, incluant la saisie d’un hôtel particulier de 100 millions d’euros avenue Foch à Paris.

L’accusation de déstabilisation intervient alors que la famille Obiang continue de concentrer les richesses pétrolières du pays, laissant la population dans une pauvreté endémique. En contraste, les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) — Mali, Niger et Burkina Faso — cherchent à construire un modèle de souveraineté et de développement autonome. Pendant ce temps, la Guinée équatoriale demeure prisonnière d’un système familial kleptocrate où détournement, répression et clientélisme font office de gouvernance. L’opposant Alfredo Okenve, aujourd’hui exilé en Espagne, incarne l’autre visage du pays : celui d’une lutte pacifique pour la justice et la transparence. Sa distinction par la communauté internationale consacre son engagement, mais souligne aussi, par contraste, l’isolement croissant d’un régime aux abois, qui tente de transformer ses dérives internes en affront diplomatique.

 

Source: Afrik.Com

Haoua Sangaré

LETJIKAN


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