Hommage à Halima Gadji : un décès qui relance le débat sur la santé mentale
- Amadou Diallo
- il y a 4 heures
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La disparition de l’actrice Halima Gadji continue de susciter de vives réactions et de nombreux hommages sur les réseaux sociaux, où proches, admirateurs et personnalités du monde culturel saluent le parcours d’une artiste talentueuse et engagée. Au-delà de l’émotion, son décès remet au centre du débat public une question longtemps minimisée : la santé mentale.
De nombreux témoignages rappellent que l’actrice avait, à plusieurs reprises, fait part de son combat contre la dépression. Pour certains observateurs, Halima Gadji avait tenté d’alerter, parfois de manière indirecte, sur les difficultés auxquelles elle était confrontée. Mais ces signaux ont été diversement perçus : alors que certains y voyaient un appel à l’aide, d’autres ont minimisé son état, évoquant de simples provocations ou une volonté d’attirer l’attention.
Ce traitement social de la souffrance psychologique est loin d’être anodin. La stigmatisation, encore très présente autour des maladies mentales, conduit souvent à l’isolement des personnes concernées et retarde la prise en charge. Le cas de Halima Gadji rappelle que la dépression est une maladie à part entière, pouvant affecter profondément la santé mentale et, par ricochet, la santé physique.
La disparition de la comédienne ne signe pas une défaite, estiment ceux qui lui rendent hommage. Au contraire, beaucoup considèrent qu’en évoquant ouvertement son vécu, l’artiste a contribué à briser des tabous et à sensibiliser un large public à une réalité encore peu admise. À ce titre, affirment-ils, elle laisse derrière elle une forme de victoire : celle d’avoir permis l’ouverture d’un débat nécessaire.
Halima Gadji s’est éteinte, mais son nom continue de faire résonner un message de vigilance et d’empathie. Paix à son âme.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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