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Ouagadougou : Ibrahim Traoré ouvre 2026 sous le signe de l’accélération et de la souveraineté


En procédant, le 26 janvier à Ouagadougou, à la première montée des couleurs de l’année, le président burkinabè Ibrahim Traoré a donné le ton : « Nous sommes au bout de la piste, prêts à mettre plein gaz ». Une image forte pour introduire une année annoncée comme décisive, marquée par la poursuite de chantiers économiques, sociaux et infrastructurels d’envergure.

Résilience et mobilisation nationale

Devant les corps constitués, le chef de l’État a présenté ses vœux aux Burkinabè, mettant en avant la résilience d’une administration et d’un peuple confrontés à trois années de gouvernance sous tension. Pour Ibrahim Traoré, cette endurance constitue désormais un socle permettant d’entrer dans une phase d’accélération. Il a salué l’adhésion populaire à la dynamique engagée, estimant que les progrès réalisés n’auraient pas été possibles sans un soutien actif de la population.

Agriculture et transformation locale comme leviers de souveraineté

L’agriculture occupe une place stratégique dans le projet national. Le Burkina Faso revendique des performances inédites grâce à l’introduction de nouvelles filières – café, cacao, blé, ananas ou vigne – avec des pôles de production comme Samandéni. L’objectif affiché n’est pas la simple exportation, mais la création de valeur sur place, au bénéfice de l’emploi et de la souveraineté économique.

Éducation, recherche et technologie : combler le retard

Sur le volet éducatif, le président a annoncé un virage vers la formation technique et professionnelle, avec l’ouverture annoncée de lycées modernes, centres de formation et d’une université technologique. Dans le domaine scientifique, l’installation récente d’équipements de pointe – dont un microscope électronique dernier cri – traduit la volonté de développer un écosystème de recherche national et de réduire la dépendance extérieure.

Infrastructures : priorité au « faire par nous-mêmes »

Les infrastructures routières constituent un autre axe majeur. Le chef de l’État a cité le chantier de l’autoroute piloté par l’initiative Faso Mêbo, désormais érigée en agence nationale. Il a défendu la réalisation interne de grands travaux, en rupture avec des modèles antérieurs jugés coûteux et contraignants à long terme. D’après lui, la mobilisation de jeunes ingénieurs et de moyens techniques nationaux illustre un changement de méthode appelé à se généraliser, avec d’autres projets autoroutiers attendus en 2026.

Sécurité : hommage et appel à la résistance morale

Sur le plan sécuritaire, Ibrahim Traoré a rendu hommage aux forces armées, aux forces de sécurité intérieure et aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), saluant leur

 engagement face aux attaques, aux pressions psychologiques et aux campagnes de démoralisation. Il a appelé l’administration à s’inspirer de cette détermination, estimant que « les résultats sur le terrain finissent toujours par parler d’eux-mêmes ».

Maintien du cap pour 2026

En conclusion, le président a exhorté chaque Burkinabè – technicien, ingénieur, ou agent public – à prendre sa part dans les chantiers en cours, affirmant que « l’histoire retiendra ceux qui auront contribué à bâtir le Burkina Faso de demain ».

L’année 2026 s’ouvre ainsi sur un mot d’ordre clair : poursuivre l’effort, accélérer et concrétiser des ambitions proportionnelles aux attentes nationales.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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