Les autorités américaines ont officiellement suspendu les visas d'immigration
- Amadou Diallo
- 21 janv.
- 2 min de lecture

mercredi 21 janvier, l’attribution des visas d’immigration permanente à des candidats originaires de 75 pays, dont 26 nations africaines. Une mesure aux effets immédiats qui resserre l’accès au territoire américain pour des dizaines de milliers de personnes souhaitant s’installer durablement aux États-Unis.
Un nouveau durcissement de la politique migratoire
Cette suspension, portée par le président Donald Trump dans le cadre de son agenda migratoire, vise exclusivement les visas ouvrant droit à la résidence permanente – utilisés notamment pour le regroupement familial, l’accès à un emploi stable ou l’installation définitive. Les visas de court séjour (tourisme, affaires, études) ne sont pas concernés.
Selon le Département d’État, l’objectif affiché est de « réévaluer » en profondeur le système de sélection des immigrants, en privilégiant des profils jugés autonomes sur le plan économique.
L’argument de la « charge sociale » mis en avant
Aucune grille de critères n’a été rendue publique, suscitant des critiques d’arbitraire et de stigmatisation. Dans un communiqué, le Département d’État explique la mesure par un recours jugé excessif aux aides publiques par certains ressortissants étrangers déjà installés aux États-Unis. L’administration Trump entend faire de l’autonomie financière un critère central du droit à immigrer, au nom d’une lecture restrictive de l’Immigration and Nationality Act.
Washington envisage également de nouveaux paramètres dans l’examen des demandes, tels que l’âge, l’état de santé ou la capacité d’intégration au marché du travail. Une orientation qui inquiète les ONG de défense des migrants, dénonçant une logique d’immigration « utilitariste ».
Une mesure temporaire… mais potentiellement durable
Si le gel est officiellement présenté comme temporaire, il pourrait s’inscrire dans la durée. L’administration Trump prévoit de maintenir la suspension tant qu’elle estimera ne pas disposer de garanties suffisantes sur l’impact budgétaire des nouveaux arrivants.
Ce durcissement intervient alors que la Maison-Blanche multiplie les actions en matière migratoire. Fin 2025, Donald Trump annonçait déjà vouloir limiter massivement l’immigration en provenance des pays en développement. Depuis son retour au pouvoir, plus de 100 000 visas auraient été annulés et plusieurs centaines de milliers de personnes expulsées ou parties volontairement, selon les chiffres officiels.
Conséquences pour l’Afrique et inquiétudes diplomatiques
Pour les candidats africains, les conséquences sont majeures : regroupements familiaux reportés, projets professionnels bloqués, incertitudes administratives… Cette décision intervient également dans un contexte de compétition internationale accrue sur le continent, notamment face à la Chine, et pourrait compliquer les relations entre Washington et plusieurs capitales africaines.
Pays africains concernés
Algérie, Cameroun, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Rép. démocratique du Congo, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Ghana, Guinée, Libéria, Libye, Maroc, Nigeria, Rép. du Congo, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du
Sud, Tanzanie, Togo, Tunisie et Ouganda.
Source: Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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