Mali : deux journalistes de la télévision publique libérés après trois mois de captivité
- Amadou Diallo
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture

Enlevés début octobre 2025 dans la région de Douentza, deux journalistes de la télévision publique malienne ont été libérés le lundi 29 décembre 2025, selon des sources concordantes. Il s’agit de Daouda Koné, directeur régional de l’ORTM à Douentza, et de son cameraman, Salif Sangaré. Les deux hommes se trouvent actuellement à Mopti, où leur état de santé est jugé satisfaisant.
Les journalistes avaient été kidnappés le 4 octobre 2025 alors qu’ils se rendaient en mission professionnelle dans le centre du pays, sur l’axe Sévaré–Douentza, une zone régulièrement confrontée à l’insécurité liée aux violences armées. Leur disparition avait rapidement suscité une vive inquiétude au sein de leur rédaction, ainsi que de nombreuses réactions d’organisations nationales et internationales de défense de la liberté de la presse.
Selon des sources proches du dossier, les circonstances exactes de leur détention, ainsi que les modalités ayant conduit à leur libération, n’ont pas été rendues publiques. Toutefois, des informations internes indiquent que les deux journalistes ont été pris en charge dès leur arrivée à Mopti et se portent bien.
Durant leur captivité, une vidéo diffusée début décembre 2025 par un groupe armé jihadiste opérant dans la région les montrait vivants. Ces images, largement relayées par les médias maliens et internationaux, avaient confirmé qu’ils étaient toujours détenus et ravivé l’attention autour de leur sort.
Cet enlèvement s’inscrit dans un contexte plus large de menaces persistantes contre les professionnels des médias au Mali, en particulier dans les régions du centre et du nord. Ces dernières années, plusieurs journalistes ont été victimes d’enlèvements dans l’exercice de leur métier. En septembre 2020, Hamadoun Nialibouly avait été enlevé dans la région de Mopti, tandis qu’en avril 2021, Moussa M’Bana Dicko, animateur dans une radio locale, avait subi le même sort. Dans ces deux cas, les journalistes avaient finalement été libérés après plusieurs jours de captivité, dans des circonstances restées non élucidées.
La libération de Daouda Koné et de Salif Sangaré est ainsi accueillie avec soulagement par la profession et relance les appels à un renforcement de la sécurité des journalistes dans les zones à risque.
Source: Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








.jpg)












Commentaires