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Mali – Dissolution des partis : les juges trancheront fin août

  • 11 août 2025
  • 2 min de lecture


Le lundi 4 août 2025, le Tribunal de grande instance (TGI) de la Commune I de Bamako a tenu l’audience de fond relative à l’annulation des textes ayant entraîné la dissolution de plusieurs partis politiques.

Au cœur des plaidoiries, les avocats ont dénoncé une « atteinte grave » aux libertés d’association, d’expression et de participation à la vie politique, garanties par la Constitution du 22 juillet 2023. Ils ont également invoqué la Charte africaine des droits de l’Homme et plusieurs précédents jurisprudentiels maliens.

Le jugement a été mis en délibéré pour le 25 août prochain.

Dans le même dossier, le TGI de la Commune VI réexaminera l’affaire le 26 août. Les décisions d’incompétence rendues par les tribunaux des Communes III, IV et V ont été portées en appel. Parallèlement, la Section administrative de la Cour suprême poursuit l’instruction : la requête a été transmise au gouvernement, qui n’a pas encore déposé son mémoire en défense, alimentant l’incertitude sur le calendrier.


Accusations de justice à deux vitesses

Autre front judiciaire sensible : la plainte visant deux membres du Conseil national de transition (CNT), Biton Mamari Coulibaly et Moulaye Keïta, pour des faits présumés de cybercriminalité.

Selon la défense, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité ferait preuve d’« inertie incompréhensible » dans ce dossier, en contraste avec la rapidité des poursuites engagées contre l’ancien Premier ministre Moussa Mara.

« La décision de poursuivre ou non relève clairement d’un choix politique », a déclaré Me Tall, menaçant d’engager « d’autres procédures » pour contraindre les mis en cause à comparaître.

Une justice sous pression

Malgré les tensions, les avocats affirment conserver leur « foi en la justice malienne », rappelant son rôle historique dans l’instauration de l’État de droit. « À elle de prouver que nous ne sommes pas des rêveurs », a lancé Me Tall, appelant les institutions à se mobiliser face aux enjeux démocratiques.

Les semaines à venir seront déterminantes. Les verdicts attendus fin août, ainsi que la position du Parquet sur le dossier des membres du CNT, pourraient peser lourd dans le rapport de force politique au Mali, en pleine période de transition.

Source Bamako Bamada

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN


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