Mali : les FAMa intensifient les frappes aériennes contre les groupes terroristes dans le secteur de Nioro du Sahel
- Amadou Diallo
- 24 déc. 2025
- 2 min de lecture

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, le lundi 22 décembre 2025, une série de frappes aériennes ciblées contre des bases de groupes armés terroristes dans le secteur de Nioro du Sahel. L’information a été rendue publique ce mardi 23 décembre par la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), à travers un communiqué diffusé sur ses plateformes numériques.
Selon cette communication officielle, les vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé plusieurs sites servant de points de regroupement et de réorganisation des groupes terroristes. Les localités concernées incluent notamment Gadiaka Diala, située au sud-ouest de Nioro, où les forces ennemies tentaient de se restructurer en vue de futures opérations. Cette tentative a été rapidement déjouée grâce à une intervention aérienne ciblée.
Une autre opération a été conduite dans le village de Gouriel Djedji, également dans le sud-ouest de Nioro, où un site terroriste a été démantelé par les forces loyalistes.
Par ailleurs, dans le cadre d’une mission d’appui et de sécurisation d’un convoi de camions-citernes sur l’axe Bougouni – Kadiana – Bougouni – Bamako, les vecteurs aériens des FAMa ont effectué des frappes sur plusieurs positions de groupes armés terroristes dans les secteurs de Kolondièba et Wakoro.
Ces opérations traduisent la pression constante exercée sur les groupes terroristes. Leur stratégie de diversion a, selon des sources sécuritaires, été correctement anticipée par les FAMa, qui ont adapté leur dispositif opérationnel en conséquence.
Des sources locales indiquent toutefois que, sous la pression militaire dans les zones de Kolondièba, Sikasso et Bougouni, certains éléments terroristes auraient modifié leurs axes de déplacement en direction des secteurs de Belèko, Ména et Massiki, dans la région de Dioïla. Ces zones sont traversées par des pistes rurales appelées en langue peule « Buurtol », connues comme des voies de transhumance utilisées pour le déplacement des personnes, des marchandises et du bétail. La transhumance elle-même est désignée par le terme « Coggal ».
Ces itinéraires, reliant notamment Diafarabé au sud du pays, voire à la Côte d’Ivoire et à la Guinée, seraient exploités par les groupes armés pour se disséminer à travers le territoire national. Certains de ces éléments se dirigeraient vers les cercles de Banan, dans la région de Bougouni, d’où seraient menées des attaques contre les convois de camions-citernes entre Bougouni et Ouéléssébougou, sur l’axe menant à Bamako.
Les mêmes sources rapportent l’observation quasi quotidienne de colonnes de motos, parfois composées de 30 à 50 engins, transportant chacune deux individus armés, en provenance de la région de Ségou et contournant le cercle de Fana. À partir de Bassiki, ces groupes se disperseraient, certains se dirigeant vers le sud-ouest de Bougouni, d’autres vers Kolondièba.
Face à cette situation, des acteurs locaux appellent à une opération militaire d’envergure dans la zone afin de couper durablement ces axes de circulation et de contraindre les groupes terroristes à abandonner ces corridors stratégiques.
Les populations expriment leur soutien aux Forces armées maliennes, dans l’espoir d’un retour progressif de la sécurité, condition essentielle à la relance des initiatives sociales et économiques dans les zones affectées.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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