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Opérations militaires des FAMa : plusieurs terroristes neutralisés à Tombouctou et Kolondièba



La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a annoncé, dans un communiqué diffusé ce jeudi 25 décembre 2025 sur ses plateformes digitales, un bilan positif des opérations militaires menées le mercredi 24 décembre 2025 contre des groupes armés terroristes dans les secteurs de Tombouctou (6ᵉ région) et de Kolondièba, dans la région de Bougouni.

Selon le communiqué, les Forces armées maliennes (FAMa), dans le cadre de missions de surveillance aérienne, ont traité avec succès un véhicule suspect transportant des éléments terroristes dans le secteur de Tombouctou. Si la destination exacte du véhicule n’a pas été précisée, cette opération intervient dans un contexte sécuritaire sensible, la ville de Tombouctou abritant actuellement la Biennale artistique et culturelle, événement majeur faisant de la cité un site stratégique nécessitant une vigilance renforcée.

Les autorités militaires rappellent que l’ensemble des régions du Mali, et particulièrement Tombouctou, font l’objet d’une surveillance accrue, en raison de la dissémination progressive des groupes armés terroristes à l’intérieur du pays. La tenue de la Biennale justifie, à elle seule, le renforcement des dispositifs de prévention et d’anticipation.

Dans le secteur de Kolondièba, les FAMa ont mené des opérations aériennes d’envergure dans le cadre d’une mission d’appui au convoi de camions-citernes sur l’axe Kadiana – Bougouni – Kadiana. Les vecteurs aériens ont effectué plusieurs frappes ciblées contre des positions terroristes identifiées :

à l’Est de Kolondièba,

au Nord de Mena,

au Nord-Est de Wakoro,

et au Sud-Ouest de Kolondièba.

D’après des sources non officielles, le bilan humain serait particulièrement lourd pour les groupes armés. Plusieurs terroristes auraient été neutralisés alors qu’ils se trouvaient regroupés près du fleuve reliant Kolondièba à Kadiana, avec leur matériel.

Ces opérations s’inscrivent dans un contexte où les groupes armés terroristes, conscients de leur incapacité à vaincre militairement les FAMa, ont modifié leur mode opératoire en s’attaquant aux camions-citernes, dans le but de perturber l’approvisionnement du pays en hydrocarbures. Cette stratégie viserait, selon plusieurs observateurs, à provoquer une tension sociale susceptible d’affecter la Transition conduite par le général d’armée Assimi Goïta.

Par ailleurs, des informations persistantes font état de déplacements réguliers de groupes armés à travers certaines localités des régions de Dioïla et Bougouni, utilisant notamment des convois de motos pour rallier les zones forestières. Des villages situés le long des axes Bamako–Bougouni–Kolondièba et Bamako–Bougouni–Sikasso–Zégoua seraient devenus des zones de transit et, parfois, de repli.

Dans plusieurs localités rurales, des populations dénoncent aujourd’hui une cohabitation forcée avec des éléments armés, installés dans les forêts environnantes et se fondant progressivement dans la vie communautaire. Selon des témoignages concordants, ces groupes imposeraient des restrictions aux activités locales et utiliseraient les zones boisées et les cours d’eau comme bases de repli pour mener des embuscades sur les axes routiers stratégiques.

Face à cette situation, de nombreuses populations appellent à une intensification des opérations militaires, afin de restaurer durablement la sécurité et mettre fin à ce qu’elles décrivent comme une « prison à ciel ouvert ».

Les autorités militaires, pour leur part, réaffirment leur détermination à défendre l’intégrité territoriale et à protéger les populations, tout en appelant à la vigilance et à la collaboration des citoyens.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN

 


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