Port et détention d’armes : les sociétés privées de sécurité sommées de se conformer à la réglementation
- Amadou Diallo
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture

Les autorités maliennes durcissent le ton face aux manquements constatés dans l’application de la réglementation sur le port et la détention d’armes. « La réglementation n’est plus une option, mais une obligation pleinement en vigueur », rappellent-elles, appelant les sociétés privées de sécurité à se mettre en règle sans délai.
Engagé depuis plus d’un an, le processus d’encadrement des armes détenues par les acteurs privés de la sécurité marque une étape décisive dans la politique nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre. Toutefois, sur le terrain, certaines entreprises de gardiennage, de surveillance, de transport de fonds et de protection rapprochée n’ont pas encore accompli les démarches requises.
Afin de lever toute ambiguïté, le Secrétariat permanent chargé de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a publié, à la mi-janvier à Bamako, un communiqué officiel rappelant les obligations légales en vigueur. Au cœur de ce dispositif figure le permis de port d’armes biométrique, désormais exigé pour les armes de première, deuxième et troisième catégories.
Ce document constitue la référence légale indispensable pour toute entreprise autorisée à détenir et à utiliser des armes dans le cadre de ses activités professionnelles. Les autorités précisent que cette exigence n’est ni nouvelle ni facultative, sa mise en application étant effective depuis plus d’un an.
Les sociétés concernées sont ainsi invitées à régulariser leur situation auprès du Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, situé à Médina-Coura, sur l’axe du Stade omnisports. Cette démarche vise à améliorer la traçabilité des armes, à prévenir les abus et à renforcer la sécurité collective.
Le message des autorités se veut également dissuasif. Toute entreprise qui ne se conformerait pas à la réglementation s’expose à des sanctions prévues par les textes en vigueur, pouvant être assorties de mesures administratives ou judiciaires. L’objectif affiché demeure avant tout préventif : instaurer un cadre strict afin d’empêcher toute circulation d’armes en dehors des mécanismes de contrôle établis.
Dans un contexte sécuritaire toujours sensible, les autorités en appellent enfin au sens de responsabilité et au civisme des opérateurs privés de sécurité. Le respect des règles relatives au port et à la détention d’armes s’impose désormais comme un enjeu majeur de gouvernance sécuritaire et de stabilité nationale.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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