poursuites engagées contre certaines personnalités
- il y a 16 heures
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Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a apporté des éclaircissements sur les procédures judiciaires visant certaines personnalités au Mali. Il estime que plusieurs analyses relayées à l’extérieur du pays ne reflètent pas fidèlement la réalité des actions menées par les autorités judiciaires.
Selon le ministre, les personnes concernées ne font pas l’objet de poursuites en raison de leur qualité de journaliste ou de responsable politique, mais pour des faits considérés comme des infractions au regard de la loi pénale.
Des poursuites fondées sur des faits précis
Mamoudou Kassogué a indiqué que les incarcérations évoquées dans le débat public sont liées à des actes jugés contraires à la législation en vigueur. D’après lui, certaines personnalités auraient utilisé leur position médiatique ou politique pour poser des actes susceptibles de constituer des infractions.
Il a notamment évoqué des situations impliquant des appels à la révolte ou des déclarations pouvant troubler l’ordre public. Pour le Garde des Sceaux, il est donc inexact de présenter ces procédures comme des arrestations motivées par l’exercice du journalisme ou par l’engagement politique des personnes concernées.
Des accusations liées à l’apologie du terrorisme
Le ministre a également mentionné des cas où certains individus auraient tenu des propos interprétés comme un encouragement ou un soutien à des groupes armés opérant dans le nord du Mali.
Selon lui, lorsque des déclarations publiques peuvent être assimilées à une incitation à la violence ou à un appui à des organisations impliquées dans des activités terroristes, elles constituent des infractions graves prévues et sanctionnées par la loi.
Dans cette perspective, Mamoudou Kassogué estime que les personnes poursuivies doivent être jugées sur la base des faits qui leur sont reprochés, indépendamment de leur statut ou de leur profession.
Une liberté d’expression encadrée
Le Garde des Sceaux a enfin rappelé que la liberté d’expression est un principe reconnu au Mali. Toutefois, a-t-il souligné, son exercice doit se faire dans le respect des lois et des règles établies afin de préserver l’ordre public et la sécurité nationale.
Source : Bamako bamada
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN




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