Saint-Louis : un entrepreneur écroué après avoir déchiré la photo du président dans une vidéo virale
- Amadou Diallo
- 29 nov. 2025
- 2 min de lecture

« Je suis un patriote », déclarait-il face caméra avant de déchirer la photo officielle du chef de l’État. Quelques heures plus tard, Mouhamadou Bachir Syll, dont le geste a enflammé les réseaux sociaux, s’est retrouvé au cœur d’une procédure judiciaire qui a rapidement pris de l’ampleur.
Une enquête express avant un déferrement au parquet
Interpellé après la diffusion de la vidéo, l’entrepreneur a été longuement entendu au commissariat central de Saint-Louis. Le rapport d’enquête, transmis ce vendredi au parquet, confirme deux chefs d’accusation : offense au président de la République et injures publiques, selon des sources judiciaires citées par Seneweb.
Le procureur requiert l’ouverture d’une information judiciaire
Estimant que l’affaire nécessitait des investigations plus approfondies, le procureur de la République, Baye Thiam, a sollicité l’ouverture d’une information judiciaire. Dans son réquisitoire introductif, il a également demandé la délivrance d’un mandat de dépôt contre le mis en cause.
Le juge d’instruction ordonne l’incarcération
Le dossier a été confié au juge d’instruction du 1er cabinet du tribunal de grande instance de Saint-Louis, qui a suivi les réquisitions du parquet. Mouhamadou Bachir Syll a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt, passant ainsi sa première nuit en détention ce vendredi.
Une vidéo virale qui divise l’opinion
À l’origine de l’affaire, une séquence de quelques secondes montrant un homme, se présentant comme militant de Pastef, déchirant la photo officielle du président Bassirou Diomaye Faye avant de proférer des propos jugés offensants.
Largement relayée sur les réseaux sociaux, la vidéo a suscité des réactions contrastées, relançant une fois encore le débat sur les limites de la liberté d’expression et le traitement judiciaire des offenses envers le chef de l’État.
Quelles perspectives ?
L’information judiciaire ouverte doit permettre d’éclaircir les circonstances des faits et de préciser les responsabilités pénales. De nouvelles auditions et confrontations devraient intervenir dans les prochains jours.
Cette affaire pourrait également nourrir les discussions sur la protection de la fonction présidentielle, les dérives potentielles sur les réseaux sociaux et la régulation de la parole publique à l’ère du numérique.
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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