Sanankoroba : coup d’envoi de la campagne 2025 de chimio-prévention du paludisme saisonnier et de dépistage de la malnutrition.
- Amadou Diallo
- 18 juil. 2025
- 2 min de lecture

La commune rurale de Sanankoroba a abrité, ce mardi 15 juillet 2025, la cérémonie officielle de lancement de la campagne nationale de Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier (CPS), couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de 3 à 59 mois.
Cette initiative, pilotée par le Ministère de la Santé et du Développement social, ambitionne de réduire considérablement la morbidité et la mortalité infantiles liées au paludisme, première endémie parasitaire en Afrique subsaharienne.
Selon le rapport 2024 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le continent a enregistré 263 millions de cas de paludisme et près de 597 000 décès en 2023.
Un engagement national salué
Dans son allocution, le Médecin-Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, a salué la vision du Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, en matière de santé publique. Elle a notamment mis en avant l’introduction du vaccin antipaludique R21, la modernisation des infrastructures sanitaires et le renforcement des ressources humaines comme des leviers essentiels dans la lutte contre cette maladie.
Le maire de Sanankoroba s’est quant à lui réjoui du choix porté sur sa commune pour abriter l’événement. Il a exhorté les parents à faire vacciner massivement leurs enfants et félicité le personnel du CSCOM local pour son implication dans la campagne.
Un déploiement à grande échelle
Partenaire stratégique de l’initiative, le représentant résident de Catholic Relief Services (CRS) a réaffirmé le soutien de son organisation. La campagne sera déployée dans 57 districts sanitaires du pays et comprendra l’administration de la Sulfadoxine-Pyriméthamine et de l’Amodiaquine, médicaments essentiels pour la prévention saisonnière du paludisme.
Le programme 2025 vise à atteindre plus de 4 millions d’enfants âgés de 3 à 59 mois à travers le Mali. Le coût total de l’opération est estimé à 7,1 milliards de FCFA, financés par l’État et ses partenaires techniques et financiers. Ce budget couvre l’achat et la distribution des médicaments, la logistique, la formation des agents de santé et les campagnes de sensibilisation.
Un appel à la mobilisation
Pour assurer le succès de cette campagne, la ministre de la Santé a lancé un appel pressant à l’ensemble des acteurs sociaux et communautaires.
« J’ose espérer qu’à partir de cet instant, votre engagement et votre soutien constants ne feront pas défaut pour la réussite de cette campagne. C’est pourquoi j’invite tous les Maliens et Maliennes, en particulier les chefs de ménage, les autorités coutumières, les leaders communautaires et religieux, les associations féminines, ainsi que les autorités politiques et administratives, à s’y investir pleinement pour le bonheur de nos enfants », a-t-elle déclaré.
Cette campagne, qui allie prévention du paludisme et lutte contre la malnutrition, s’inscrit dans une dynamique plus large de protection de la petite enfance et de renforcement de la santé communautaire au Mali.
Haoua Sangaré
LETJIKAN








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