Sierra Leone : le président Julius Maada Bio présente des excuses officielles aux victimes de la guerre civile
- Amadou Diallo
- 20 janv.
- 2 min de lecture

La Sierra Leone a célébré dimanche sa première Journée nationale du souvenir, marquant un tournant symbolique plus de vingt ans après la fin de la guerre civile. À cette occasion, le président Julius Maada Bio a présenté des excuses officielles de l’État aux victimes et aux survivants, répondant ainsi à une demande formulée depuis plusieurs années par la Commission Vérité et Réconciliation.
Un geste inédit au nom de l’État
Lors d’une allocution empreinte de solennité, le chef de l’État a reconnu les responsabilités de la nation dans les violences qui ont marqué le pays entre 1991 et 2002. Ancien militaire impliqué dans la période de transition, Julius Maada Bio a déclaré agir au nom des dirigeants passés et présents, estimant que le pays devait désormais « affronter le passé avec honnêteté » pour espérer consolider la paix.
Cette démarche constitue une reconnaissance officielle de l’impact du conflit, qui a fait plus de 100 000 morts et laissé de nombreux survivants amputés ou mutilés.
Un hommage aux victimes et aux survivants
En parallèle du discours présidentiel, une cérémonie de commémoration s’est tenue à Freetown. Des survivants, amputés et victimes de mutilations, vêtus de blanc, se sont rassemblés sur l’ancien site du Tribunal spécial, transformé pour l’occasion en lieu de recueillement. Prières, dépôts de couronnes et hommages aux disparus ont rythmé cette journée de mémoire.
Le président Bio a insisté sur la nécessité de restaurer la dignité des victimes, reconnaissant que le pardon ne peut effacer les souffrances, mais peut contribuer à la résilience individuelle et collective.
Un appel à la cohésion et à la vigilance
Au-delà de la dimension mémorielle, Julius Maada Bio a mis en garde contre les dérives actuelles susceptibles d’alimenter divisions et violences. Il a notamment souligné l’impact des discours de haine sur les réseaux sociaux, appelant les citoyens à la responsabilité et au respect du vivre-ensemble.
Pour le gouvernement, cette journée constitue à la fois un devoir de mémoire et un appel à la préservation de la stabilité dans un pays durablement marqué par le conflit.
Source Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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