Sortie médiatique de l’imam Mahmoud Dicko : clarification sur son engagement au sein de la CFR
- Amadou Diallo
- 30 déc. 2025
- 2 min de lecture

L’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut Conseil islamique du Mali et figure emblématique du Mouvement du 5 Juin–Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) lors des événements de 2020, est récemment sorti de sa réserve à travers une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. Depuis son exil en Algérie, l’imam a tenu à lever toute équivoque sur sa participation à la Coalition des Forces de Résistance (CFR).
Dans cette intervention, Mahmoud Dicko a expliqué les motivations qui l’ont conduit à accepter le leadership de cette coalition, créée à l’initiative de compatriotes, majoritairement établis à l’étranger. Il a tenu à préciser que la CFR s’inscrit exclusivement dans une dynamique de paix, d’unité nationale et de réconciliation entre les Maliens.
Selon l’imam, la coalition rassemble « plusieurs personnes et entités » partageant une même ambition : favoriser le dialogue et le rapprochement entre les fils du pays. « Tout ce qui peut unir les Maliens, je suis dedans », a-t-il affirmé, présentant son engagement comme un accompagnement en faveur de la cohésion nationale.
Mahmoud Dicko a également exprimé sa compassion et sa solidarité envers les victimes du terrorisme, assurant prier pour la stabilité et la sécurité du Mali. Il a insisté sur le fait qu’il ne saurait soutenir aucune initiative visant à déstabiliser le pays, réaffirmant son attachement indéfectible à la paix et à l’unité nationale.
Abordant la question de son exil, l’ancien leader religieux a révélé qu’un retour au Mali avait été envisagé à un moment donné. Ce projet aurait toutefois été différé à la suite de mises en garde de certaines personnes, qui craignaient des risques de violences liés à son arrivée. Il a indiqué que plus d’un millier de personnes prévoyaient de l’accueillir à l’aéroport. Pour autant, l’imam a souligné qu’aucun Malien ne devrait être empêché de rentrer dans son pays, même en cas de faute grave, estimant que toute situation doit relever de la justice.
Adoptant un ton conciliant, Mahmoud Dicko a déclaré pardonner à l’ensemble de ses détracteurs, y compris ceux qui l’ont critiqué ou calomnié. Il a par ailleurs appelé à une approche apaisée vis-à-vis des autorités actuelles, qu’il a qualifiées de « fils et petits-fils du pays », plaidant pour le conseil, l’accompagnement et le soutien des dirigeants plutôt que la confrontation.
Malgré ces clarifications, l’engagement de l’imam au sein de la CFR continue de susciter des divergences. Une partie de ses anciens soutiens du M5-RFP ne se reconnaît pas dans cette nouvelle orientation. Certains appellent même Mahmoud Dicko à reconsidérer sa position, estimant que ce combat diffère de celui mené lors de la mobilisation populaire de 2020 contre l’ancien régime.
Cette prise de parole marque ainsi une nouvelle étape dans le positionnement politique et citoyen de l’imam Mahmoud Dicko, dont l’influence continue de peser dans le débat public malien.
Source: Afrik.Com
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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