À l’occasion de ses 100 jours de détention, Choguel Kokalla Maïga appelle les Maliens à la solidarité et à la sérénité
- Amadou Diallo
- 3 déc. 2025
- 2 min de lecture

À l’occasion de ses cent jours de détention, l’ancien Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a adressé un message au peuple malien, appelant à la « solidarité » et à la « sérénité » dans un contexte qu’il décrit comme chargé de doutes et d’incertitudes.
Dans cette déclaration, il dit rendre grâce à Dieu et exprime sa gratitude envers ses proches, sympathisants et citoyens qui lui témoignent leur soutien.
Un appel à la résilience nationale
Choguel Kokalla Maïga rappelle que le Mali a traversé, selon lui, de nombreuses crises majeures au cours des dernières décennies, soulignant la capacité du pays à « tenir debout » malgré les chocs successifs.
Il cite notamment :
• les tensions portant sur l’unité nationale entre 1990 et 2011 ;
• l’effondrement de l’État entre 2012 et 2013 ;
• les pressions politiques et sécuritaires entre 2013 et 2020 ;
• les sanctions diplomatiques et économiques entre 2021 et 2024.
Il estime que ces situations ont été surmontées grâce à « l’honneur » et à la « résilience » du peuple malien, qui, selon lui, a su préserver l’essentiel : souveraineté, unité nationale et intégrité territoriale.
Crises récentes et accusations de déstabilisation
L’ancien chef du gouvernement évoque également l’embargo de la CEDEAO en 2022, ainsi qu’un épisode de provocation religieuse ayant suscité une forte réaction sociale.
Concernant la crise actuelle des hydrocarbures, il accuse des acteurs étrangers d’être à l’origine d’une « stratégie d’asphyxie » visant, selon lui, à susciter un mécontentement populaire.
Il appelle cependant les Maliens au calme, affirmant que la panique recherchée « n’aura pas lieu ».
« Le Mali ne tombera pas », assure-t-il
Choguel Kokalla Maïga exprime sa conviction que le pays saura surmonter les difficultés actuelles, estimant que la détermination des populations, des forces de défense et des partisans du changement permettra au Mali de traverser cette nouvelle épreuve.
Il juge les défis du moment « complexes mais passagers ».
Référence à l’histoire commune de l’AES
Dans son message, l’ancien Premier ministre fait également un long rappel historique sur les liens entre les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Il évoque les anciennes frontières du Soudan français, ainsi que des monuments emblématiques comme la mosquée d’Agadez ou celle de Djingareyber, qu’il présente comme des symboles de la « communauté de destin » entre les populations de la région.
Il cite également les tentatives de redécoupage territorial de l’époque coloniale, soulignant que certaines dispositions juridiques françaises de 1957, selon lui, n’ont jamais été abrogées.
Un appel à l’unité et à la persévérance
À la lumière de ces éléments, Choguel Kokalla Maïga exhorte les Maliens à « tenir bon », à rester solidaires et à poursuivre le chemin avec « dignité ».
Il affirme que la victoire du peuple malien est « certaine », même si elle peut être retardée.
Il conclut son message par des invocations religieuses :
« Que Dieu bénisse le Mali. Que Dieu bénisse l’AES. »
Haoua SANGARÉ
LETJIKAN








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