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Abattoir frigorifique de Sabalibougou Courani : des ressources en nette progression en 2025

  • il y a 3 minutes
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Les comptes de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou Courani (AFS) affichent une santé financière rassurante. En 2025, les recettes issues des taxes d’abattage ont dépassé les 400 millions de francs CFA, contre 300 millions de francs CFA en 2024, soit une progression significative de plus de 100 millions de francs CFA.

Ces performances ont été présentées à l’occasion de la tenue de la 13ᵉ session du Conseil d’administration de l’AFS, présidée par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. Les travaux de cette session ont porté principalement sur l’examen du bilan du programme d’activités 2025 et l’adoption du programme d’actions pour l’exercice 2026.

Au titre des réalisations en 2025, le programme d’abattage des animaux – bovins, camelins et petits ruminants – ainsi que les projets d’infrastructures ont été exécutés à hauteur de 83 %. Parmi les ouvrages réalisés figurent la construction de deux parcs d’attente pour le bétail, de deux aires d’abattage dédiées aux petits ruminants, ainsi que de la porte d’entrée réservée aux animaux.

L’année 2026 s’annonce également sous le signe des investissements structurants. Les priorités retenues concernent notamment la rénovation de la grande salle d’abattage, l’augmentation de la puissance du groupe électrogène afin de pallier les coupures d’électricité, la réhabilitation de l’entrée principale du parc à bétail et la réalisation d’un forage.

S’exprimant à l’issue de la session, l’administrateur provisoire de l’AFS, Arouna Sangaré, a salué la collaboration étroite entre l’abattoir et les acteurs de la filière viande, notamment les bouchers, éleveurs et vendeurs de bétail. « Ce sont nos partenaires privilégiés. C’est grâce à eux que l’abattoir tire l’essentiel de ses revenus et a pu améliorer significativement ses ressources en 2025 », a-t-il indiqué, précisant que le ministre de l’Élevage et de la Pêche leur a rendu un vibrant hommage lors de sa visite des installations.

Selon M. Sangaré, la mise en œuvre d’une nouvelle stratégie incitant les bouchers à stocker leurs animaux dans les parcs de l’AFS a permis de faire passer la moyenne quotidienne d’abattage de 100 à plus de 300 têtes. Désormais, certains bouchers acheminent l’ensemble de leur bétail à l’abattoir, leurs ouvriers se chargeant de la conduite des animaux vers les salles d’abattage.

Ouverts à tous les opérateurs disposant de leurs propres équipes, les parcs de l’Abattoir frigorifique de Sabalibougou Courani offrent, selon l’administrateur provisoire, de nombreux avantages, notamment sur les plans sanitaire et hygiénique. L’ensemble des déchets issus de l’abattage est traité sur place et la viande fait l’objet d’un contrôle vétérinaire rigoureux. Les viandes jugées impropres à la consommation humaine pour cause de maladie sont immédiatement incinérées, garantissant ainsi la protection de la santé publique.

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


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