Dialogue avec les terroristes maliens : L’autre pomme de discorde entre Koulouba et l’Elysée
- journaletjikan
- 22 oct. 2021
- 2 min de lecture

Après le feuilleton du groupe Wagner (russes), les autorités de la transition viennent de sortir des tiroirs,= un autre dossier de discorde avec la France. Il s’agit de l’option de discussion avec les groupes djihadistes maliens, tel que recommandé lors du Dialogue national inclusif. Les autorités viennent de mandater le Haut conseil islamique (HCI) pour ouvrir cette piste de négociation avec les djihadistes.
On pensait qu’après la tempête de l’arrivée probable de l’armée russe au Mali à travers le groupe militaire privé Wagner qui a mis Paris dans tous ses états, les tensions allaient entre la France et le Mali. Mais au regard des dernières informations qui circulent sur la volonté des autorités maliennes de dialoguer avec les groupes terroristes/djihadistes maliens, les choses semblent bien se compliquer entre l’Elysée et Koulouba. Une option qui a été mise sur table à un moment donné mais qui a provoqué la colère de Paris. La France,entant qu’alliée principale du Mali dans la lutte contre le terrorisme, avait ouvertement manifesté son opposition àcette initiative, obligeant le Président Ibrahim Boubacar Keitaà revoir sa position. Lors du DNI, les participants ont fait plusieurs recommandations dont la plus forte est la négociation avec Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali (dirigeants de groupes armés liés à Al-Qaeda).
Comme disent certains, là où IBK se plie sans piper mot, Colonel Assimi Goïta et ses hommes résistent avec fierté. C’est pourquoi ils ont fait ressortir du tiroir ce vieux dossier.
Si à un moment donné ce n’était que des rumeurs, à la date d’aujourd’hui, l’information est officielle et c’est le Haut conseil islamique (HCI) qui est mandaté par les autorités de la transition à travers un courrier en date de juillet 2021 à creuser cette option de dialogue avec les terroristes maliens. Le Haut conseil islamique (HCI) est une structure créée en janvier 2002 regroupant associations et leaders religieux chargée de faire l’interface avec les autorités. C’est conformément à ce rôle d’interface sur les questions de religions que le HCI a déjà mené plusieurs actions de négociations dans ce sens.
On se souvient, en 2012, le HCI à travers Mahamoud Dicko, à l’époque Président du HCI avait obtenu la libération de quelques soldats qui s’étaient fait prisonniers par Iyad Ag Ghali et ses hommes. Et récemment, la même structure était au centre des négociations entre les chasseurs traditionnels dozos et djihadistes de la katiba Macina dans le cercle de Niono, région de Ségou. Des négociations qui ont abouti en mars 2021 à un accord de cessez-le-feu local avant d’être violé après et actuellement le cercle de Niono est la partie la plus chaude en termes d’affrontements entre dozos et groupes djihadistes qui sévissent dans la zone.
Selon Moufa Haïdara, Premier secrétaire du HCI et membre influent d’une équipe de négociateurs, le dialogue qui sera entrepris avec Amadou Koufa et Iyad Ag Ghali vise le retour de la paix sur toute l’étendue du territoire national et vont tirer les leçons du cas de Niono pour conclure une paix définitive.
Il reste maintenant à savoir si la France laissera les autorités ouvrir pleinement cette piste à laquelle elle n’a jamais été favorable.
Affaire à suivre
M. DOLO








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