Ecole de maintien de la paix : Vers la création d’un comité scientifique
- journaletjikan
- 16 avr. 2022
- 3 min de lecture
La salle de conférence de l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Beye (AMP-ABB) de Bamako était au centre d’une importante rencontre des acteurs du monde de la recherche. Il s’agit de l’atelier de validation du projet de création d’un Comité scientifique au sein du Centre d'analyse et de recherche de l'espace sahélo-saharien (Caress) de l’EMP-ABB).
Au Mali, comme dans beaucoup de pays de l'espace sahélo-saharien, les constats révèlent que plusieurs programmes et projets de recherche sont conduits sans aucune validation ou approbation de la part d'un comité scientifique, mettant ainsi en cause le caractère scientifique desdits programmes et projets et des résultats qui leur sont issus. Le petit nombre de programmes et de projets qui passent par les comités scientifiques sont examinés par des comités qui ne travaillent pas spécifiquement sur les questions de paix, sécurité et développement. C'est fort de ce triste constat que l’EMP a jugé nécessaire de créer un comité scientifique au sein de son Caress, dans le but de veiller sur la scientificité des programmes et projets et de soutien des chercheurs au niveau national, sous-régional et international.
Ce comité scientifique sera ainsi, selon les organisateurs, un cadre multidisciplinaire ayant pour mandat d'évaluer l'acceptabilité, sur le plan scientifique, d'un projet de recherche soumis à son approbation. De façon spécifique, ce comité scientifique, une fois validé par les participants, aura pour mission de réceptionner les protocoles de recherche pour leurs analyses ; valider les outils de la recherche ; formuler les suggestions d'amélioration du protocole de recherche ; aligner le protocole de recherche aux standards scientifiques, mais aussi de donner le quitus pour la continuité de la recherche. Un premier travail a été fait par des experts. C’est le résultat de ce travail qui a été soumis jeudi 14 avril 2022 pour validation aux participants d’un atelier composé majoritairement d’enseignants-chercheurs et de chercheurs avec pour but d’accueillir les observations des participants sur le document de projet de création du comité scientifique.
Ainsi, les critiques et suggestions des uns et des autres ont permis d’améliorer la qualité du projet de création dudit comité.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier était présidée par le directeur de l’EMP-ABB, Souleymane Sangaré. Une cérémonie au cours laquelle il a rappelé l’importance de cet atelier pour son école mais également pour le monde de la recherche. Il a profité de cette occasion pour faire une brève présentation de l’EMP-ABB, de ses missions et de la vision globale
Selon lui, EMP-ABB a pour mission, à travers une éducation multidisciplinaire de qualité, adaptée aux réalités africaines, ouverte sur le monde et basée sur les concepts de paix et de sécurité, de contribuer au renforcement des capacités des Etats africains en matière de soutien à la paix.
« La nouvelle vision de l'EMP-ABB est d'assumer un rôle de centre régional et continental de leadership en matière de formation, de recherche, d'analyse et d'apprentissage dans la prévention et la gestion des conflits, tout en devenant un catalyseur de réflexions et d'innovations afin de relever le défi multidimensionnel lié à la paix, à la sécurité et au développement. Cette mission nouvelle nécessite la mise en place d'un centre de recherche qui doit faire référence en matière d'études stratégiques et géopolitiques, notamment sur les questions sahélo-sahariennes. Aujourd’hui, l’EMP-ABB dispose d’un centre dénommé Centre d'analyse et de recherche de l'espace sahélo-saharien Modibo Goïta, en abrégé (Caress), spécialisé dans la recherche scientifique et la formation de type universitaire et pratique dans les domaines que sont : la paix, la sécurité et le développement », a précisé le directeur de l’EMP-ABB.
A la date d’aujourd’hui, l’EMP-ABB abrite, et depuis 2018, en son sein deux masters dont un en Maintien de la paix, en collaboration avec une université de la place et un autre Master en Reconstruction de l’Etat post-conflit en collaboration avec l’Institut d’études politiques de Grenoble (IEP).
Source : Le Tjikan










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