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Guinée : 41 permis d’exploitation de carrières retirés et réintégrés dans le portefeuille de l’État

  • il y a 3 heures
  • 2 min de lecture

Le gouvernement guinéen a décidé de retirer quarante-et-un permis d’exploitation de carrières et de les réintégrer dans le portefeuille de l’État. La mesure figure dans un arrêté publié le 10 mars 2026 par le ministère des Mines et de la Géologie.

Selon les autorités minières, cette décision vise à assainir et à mieux encadrer l’exploitation des carrières à travers le pays. Elle concerne des entreprises nationales et étrangères actives dans l’extraction de matériaux de construction, notamment la dolérite, le granite, la latérite et le sable.

Des permis jugés irréguliers ou arrivés à expiration

D’après les services du ministère, plusieurs des titres concernés étaient arrivés à expiration ou ne respectaient pas certaines dispositions du Code minier révisé. Face à ces manquements, l’administration a choisi de mettre fin aux autorisations et de récupérer les permis, conformément aux textes en vigueur et sans compensation.

La décision s’appuie sur les recommandations de la Direction nationale des Mines et des Carrières, ainsi que sur l’avis technique du Centre de promotion et de développement minier. Les autorités indiquent avoir appliqué différentes dispositions du Code minier, notamment les articles 3, 61, 77, 82, 88 et 89. 

Plusieurs types de carrières concernés

L’arrêté touche différents segments du secteur extractif. Dans l’exploitation de la dolérite, plusieurs sociétés figurent parmi les permis retirés, notamment Bel Air Mining, DCE Construction et Chine-Afrique Business.

L’extraction du granite apparaît comme la catégorie la plus impactée, avec de nombreuses entreprises impliquées dans la production de pierres destinées aux travaux publics. Des autorisations liées à l’exploitation de la latérite et du sable, matériaux largement utilisés dans la construction routière et le bâtiment, ont également été annulées.

Vers un renforcement de la régulation du secteur

Pour le ministère des Mines, cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la régulation du secteur minier et à assurer une meilleure application des règles en vigueur. Les autorités évoquent notamment une « nouvelle dynamique de régulation » et la promotion du contenu local dans les activités minières.

Cette opération pourrait également ouvrir la voie à une réattribution future de certains permis dans un cadre plus strict et plus transparent. Elle envoie par ailleurs un signal clair aux opérateurs du secteur, pour qui le respect des obligations administratives et légales devient désormais indispensable pour poursuivre leurs activités en Guinée.

 

Haoua SANGARÉ

LETJIKAN


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