Nouvelle vague de frappes russes sur l’Ukraine : Kiev dénonce des ultimatums inacceptables
- Amadou Diallo
- 3 sept. 2025
- 2 min de lecture

L’Ukraine a été frappée par une importante offensive aérienne dans la nuit de mardi à mercredi, impliquant plus de 500 drones et missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne. Les attaques ont provoqué des coupures massives d’électricité, notamment dans la région de Tcherniguiv, où 30.000 habitants sont privés de courant. « Poutine montre son impunité », a réagi le président Volodymyr Zelensky.
Parallèlement, Moscou a réaffirmé ses conditions pour une paix « durable » : la reconnaissance internationale des territoires annexés par la Russie. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mercredi que « les nouvelles réalités territoriales doivent être reconnues et formalisées conformément au droit international ». La Russie exige toujours la cession de quatre régions ukrainiennes annexées en 2022, en plus de la Crimée, et le renoncement de Kiev à l’OTAN.
Pour l’Ukraine, ces demandes sont inacceptables. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Andrïi Sybiga, a qualifié ces exigences de « nouvelle série de vieux ultimatums » et dénoncé l’absence de réelle volonté de négocier. Selon lui, seule une pression internationale accrue, notamment par de nouvelles sanctions, pourrait freiner « l’appétit » de Moscou.
Cette démonstration de force militaire survient alors que Vladimir Poutine était en visite en Chine. Pour Kiev, le timing est symbolique : il s’agit de prouver que la Russie peut frapper massivement malgré les pressions internationales. « Ces attaques exigent une réponse claire du monde », a insisté Zelensky, appelant les alliés à intensifier la pression économique sur Moscou.
Le conflit, qui se prolonge depuis plus de deux ans, reste bloqué. La Turquie a rappelé la semaine dernière que Moscou s’était dit prêt à geler les combats dans le sud du pays, sans concessions sur le Donbass. Kiev continue de rejeter cette perspective, exigeant le retrait complet des forces russes de son territoire, actuellement occupé à près de 20 %.
La prochaine étape pourrait se jouer sur le plan diplomatique : le président ukrainien doit rencontrer dans les prochains jours les dirigeants des pays baltes et nordiques pour coordonner une réponse commune face aux ultimatums de Moscou.
Source Lefigaro.fr
Haoua Sangaré
LETJIKAN








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