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Voyages vers les États-Unis : Washington durcit les restrictions pour plusieurs pays africains


À l’orée de l’année 2026, les conditions d’accès au territoire américain se resserrent davantage pour de nombreux ressortissants africains. Dans une mise à jour publiée récemment par le département d’État, l’administration Trump a élargi son dispositif de restrictions de voyage à cinq nouveaux pays du continent : le Botswana, la République centrafricaine, la Guinée, la Guinée-Bissau et la Namibie. Ces États rejoignent désormais la « liste orange », synonyme de contrôles renforcés et de procédures plus contraignantes.

Cette décision s’inscrit dans un cadre déjà strict et soulève de fortes inquiétudes quant à ses répercussions sur les échanges humains, économiques et académiques entre l’Afrique et les États-Unis.

Une caution financière dissuasive

La mesure la plus marquante de ce nouveau dispositif concerne l’instauration d’une garantie financière obligatoire. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, les voyageurs originaires des pays concernés doivent verser une caution comprise entre 5 000 et 15 000 dollars. Officiellement, cette somme vise à garantir le respect de la durée légale de séjour sur le sol américain.

Dans la pratique, ce mécanisme constitue toutefois un obstacle majeur pour une large frange des populations visées. Bien que remboursable en cas de refus de visa ou de respect des conditions de voyage, cette caution n’offre aucune assurance quant à l’obtention du visa, rendant l’accès aux États-Unis financièrement et administrativement incertain.

Des contrôles administratifs et numériques renforcés

Au-delà de l’aspect financier, les autorités américaines ont considérablement durci les procédures de demande de visa. Les postulants sont désormais soumis à des entretiens obligatoires en présentiel avec des agents américains, au cours desquels ils doivent fournir un historique détaillé de leurs activités sur les réseaux sociaux sur plusieurs années.

Selon le département d’État, cette analyse numérique vise à identifier d’éventuelles positions jugées hostiles aux valeurs ou à la sécurité des États-Unis. Les candidats doivent également produire des informations approfondies sur leur parcours personnel, leurs précédents voyages et leur situation familiale, renforçant le caractère intrusif du processus.

Une carte africaine sous surveillance accrue

Avec ces nouvelles inscriptions sur la « liste orange », le nombre de pays africains soumis à des restrictions spécifiques atteint désormais vingt. La situation est encore plus sévère pour douze d’entre eux, classés sur une « liste rouge » qui limite drastiquement l’octroi de visas, sauf dérogations exceptionnelles liées à des impératifs de sécurité intérieure américaine.

Ces ajouts viennent compléter une liste déjà étendue, où figuraient depuis l’an dernier des pays tels que la Mauritanie, la Tanzanie, la Gambie ou encore le Malawi.

Une doctrine sécuritaire assumée

Ce durcissement s’inscrit dans la continuité de la politique migratoire de l’administration Trump, fondée sur la souveraineté nationale et le contrôle strict des frontières. En imposant des critères d’entrée parmi les plus rigoureux au monde, Washington affiche clairement sa volonté de filtrer sévèrement les flux migratoires en provenance du continent africain.

Du côté des pays concernés, cette orientation est perçue comme un coup dur pour les relations bilatérales et multilatérales, notamment dans les domaines économique, académique et culturel. Elle alimente également le sentiment d’un isolement croissant vis-à-vis de la première puissance mondiale, au moment même où les enjeux de coopération internationale restent cruciaux.

 

Source: Afrik.Com

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN


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