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Abbas, Néma et les récits d’une propagande parisienne



Bamako, 18 août 2025 – Depuis son exil parisien, le journaliste Malick Konaté s’illustre par des prises de position virulentes contre les autorités de Transition au Mali. Ses dernières déclarations, à propos de l’arrestation des généraux Abass Dembélé et Néma Sagara pour tentative présumée de déstabilisation, soulèvent de nombreuses interrogations quant à la véracité de ses arguments. Entre exagérations et omissions, ses interventions sont perçues par les autorités comme une tentative d’alimenter une propagande extérieure au détriment de la réalité nationale.

Des accusations contestées

Selon Malick Konaté, les arrestations du début août 2025 ne seraient qu’une « mise en scène » destinée à masquer des échecs sécuritaires et politiques. Un récit que Bamako rejette fermement. Pour les autorités, il ne s’agissait pas d’une invention mais bien d’un projet de déstabilisation impliquant un petit groupe d’officiers, dont les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara.

Le cas Abass Dembélé

Présenté par certains comme un officier prestigieux, Abass Dembélé est pourtant décrit par ses détracteurs comme un gouverneur absentéiste, souvent critique de la Transition et en marge de la discipline militaire. Des sources sécuritaires l’accusent même d’entretenir des relations troubles avec certains groupes armés séparatistes. Malgré une promotion après les opérations de Kidal, son comportement aurait fini par l’isoler au sein de l’armée.

Le mythe Néma Sagara

Autre figure citée par Malick Konaté : la générale Néma Sagara. L’exil parisien la présente comme une « héroïne de la lutte antiterroriste ». Pourtant, ses détracteurs affirment qu’elle n’a jamais dirigé directement de troupes au front. Ses apparitions en treillis, largement relayées par les médias, relèveraient davantage de la communication que de l’action opérationnelle.

Une armée en mutation

Malgré les accusations d’une armée divisée, les autorités mettent en avant une dynamique inverse. Selon elles, jamais les Forces armées maliennes (FAMa) n’ont été aussi équipées et soutenues. En cinq ans, des drones, blindés et avions ont renforcé leurs capacités, tandis que la hiérarchie militaire affirme jouir de la confiance populaire. La construction d’un mémorial aux martyrs et la reconnaissance institutionnelle des familles de soldats tombés en opération symbolisent cette volonté de renforcer la cohésion.


Propagande et influences extérieures

Pour Bamako, le discours de Malick Konaté reprend les éléments de langage de chancelleries occidentales critiques vis-à-vis de la Transition, notamment depuis la sortie du Mali du giron français et son rapprochement avec de nouveaux partenaires. Les autorités dénoncent un alignement idéologique qui, selon elles, occulte les avancées réalisées en matière de souveraineté, de sécurité et de gouvernance.

Une fracture de visions

Au-delà du cas des généraux arrêtés, le débat met en lumière deux visions du Mali. D’un côté, celle d’un État qui se veut souverain et maître de ses choix stratégiques ; de l’autre, celle d’acteurs exilés qui plaident pour un retour sous influence internationale. Les autorités affirment que le peuple malien, massivement, soutient la première option.

Une opinion publique réactive

Dans un micro-trottoir diffusé à la télévision nationale le 17 août 2025, plusieurs citoyens ont exprimé leur indignation face à ce qu’ils considèrent comme une tentative de trahison. Pour eux, les arrestations constituent un signal de fermeté indispensable à la protection des institutions.

 

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN

 

 

 


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