top of page

Afreximbank et la Banque centrale d’Égypte posent les bases de la première banque panafricaine de l’or


Afreximbank (Banque africaine d’import-export) et la Banque centrale d’Égypte (BCE) ont franchi une étape majeure dans le processus d’intégration économique africaine. Le 30 décembre 2025, au Caire, les deux institutions ont signé un accord historique visant à jeter les bases de la première banque panafricaine de l’or, un instrument stratégique destiné à renforcer la souveraineté financière du continent.

L’accord a été paraphé par le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, Hassan Abdalla, et le président d’Afreximbank, le Dr George Elombi. À travers cette initiative, l’objectif affiché est de permettre à l’Afrique de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur aurifère, depuis l’extraction jusqu’à la commercialisation, en passant par le raffinage, le stockage et l’évaluation, dans une approche résolument panafricaine.

Réduire la dépendance aux marchés extérieurs

Bien que l’Afrique figure parmi les principaux producteurs d’or au niveau mondial, le continent demeure largement dépendant de plateformes étrangères pour le raffinage et le négoce de ce métal précieux. Cette situation entraîne une perte significative de valeur ajoutée et limite l’intégration de l’or dans les stratégies de réserves monétaires et de stabilité financière des États africains.

Pour inverser cette tendance, l’accord prévoit la réalisation d’une étude de faisabilité en vue de la création d’un écosystème intégré de banque de l’or, qui serait implanté dans une zone franche en Égypte et associerait plusieurs pays africains. Le projet inclurait notamment une raffinerie accréditée, des infrastructures de stockage hautement sécurisées ainsi qu’une offre complète de services financiers et commerciaux liés à l’or.

Un outil au service de la souveraineté financière

Pour les promoteurs du projet, les enjeux dépassent le cadre strictement minier. Il s’agit de repositionner l’or comme un levier central de stabilité financière et monétaire pour les économies africaines. « L’or africain doit servir les Africains », a déclaré le Dr George Elombi, soulignant que cette future institution permettra aux États du continent de renforcer

 leurs réserves aurifères, de soutenir leurs monnaies et de réduire leur dépendance vis-à-vis des marchés internationaux.

Le gouverneur de la BCE, Hassan Abdalla, a pour sa part salué le rôle stratégique de l’Égypte, dont la position géographique, à la croisée de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Europe, pourrait en faire une plateforme clé pour ce projet. Selon lui, cette initiative incarne la volonté du continent de se doter d’infrastructures financières panafricaines solides et durables.

Vers une nouvelle architecture économique africaine

À terme, cette banque panafricaine de l’or est appelée à devenir un pilier de l’architecture économique du continent. En favorisant la relocalisation de la valeur et la création de richesses endogènes, elle pourrait contribuer à renforcer l’autonomie financière de l’Afrique. En s’attaquant à la gestion d’un actif stratégique majeur, le continent entend ainsi franchir une étape décisive vers une plus grande indépendance économique.

 

Source : Afrik.Com

 

Haoua SANGARÉ

 LETJIKAN

 


Commentaires


sama-money-300 (1).jpg
bottom of page