Développement du secteur de l’élevage au Mali :La CONFENEM portée sur les fonts baptismaux
- journaletjikan
- 20 sept. 2022
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Dans le but de relever les défis auxquels elles sont confrontées, une confédération nationale des éleveurs du Mali (CONFENEM) composée de 4 organisations professionnelles (FEBEVIM, FENALAIT, RPPS et FENAJER) œuvrant dans la filière viande-bétail-lait voit le jour et elle présidée par Aboubacar Bah pour un mandat de 3 ans. C’était lors de son assemblée générale constitutive a tenu le jeudi 15 septembre, à la maison des aînés de Bamako.
A l’issue de son assemblée générale consécutive dont les décisions sont exécutées par un Conseil d’Administration de 79 membres, Aboubacar Bah a été élu pour un mandat de 3 ans. A noter que le comité exécutif de 37 membres, est chargé d’exécuter les décisions dudit conseil d’Administration.
En effet, selon les responsables, les organisations professionnelles, œuvrant dans la filière bétail -viande, lait local, le pastoralisme et la FENAJER décident de se constituer en une confédération des groupements professionnels pour promouvoir et défendre les produits et services de l’élevage. Cette nouvelle confédération a comme objectif est de développer le partenariat dans le cadre de l’intégration économique régionale, d’intégrer les éleveurs dans le processus d’élaboration des politiques nationales et sous régionales de développement de l’élevage.
« Une confédération de solidarité de référence et de défense, regroupant des membres engagés pour remédier aux insuffisances des infrastructures de production, de transformation, de transport, de conservation, de commercialisation et promouvoir son rôle économique et sociale auprès de l’Etat et des partenaires», indiqué dans leur statut.
D’après le président de la commission d’organisation, Aboubacar Bah, c’est l’une des premières fois que des acteurs se mettent ensemble avec leur propre volonté pour créer une réponse aux problèmes de l’élevage. « Nous sommes ici, unis pour mettre en place une confédération. C’est pour une réponse aux problèmes de lait, aux problèmes de bétails viandes etc. Si nous quittons ici, la viande que nous allons trouver sur nos tables vient de la Côte d’ivoire. Ce n’est pas respectable. Donc nous avons décidé de nous mettre ensemble pour changer tout cela. Chaque année le Mali permet plus de 30 milliards pour importer les produits laitiers. Ce n’est pas normal », a-t-il expliqué.
A ses dires, aider l’élevage c’est aidé le Mali car il estime que dans chaque famille au Mali il y a un bétail. « Nous allons demander à l’Etat de nous accompagner sinon nous sommes suffisamment riches pour pouvoir booster nous-même notre élevage. Tous ceux qui sont dans la salle, il n’y a pas une seule personne qui n’a pas 10, 20 ou 30 têtes. C’est des milliards. Nous allons trouver les partenaires qu’il faut et développer notre élevage », a-t-il indiqué.
Il a insisté qu’il n’est pas souhaitable que nos assiettes contiennent les viandes venues de la Côte d’ Ivoire. Et que 35% du cheptel malien se trouve là-bas et 3 millions de tête en Guinée. Pour lui, il faut poser ce problème sur la table.
« Le sous-secteur élevage représente un grand intérêt pour le département du Développement Rural. 30% de la population malienne tirent leur ressource de l’élevage et l’élevage contribue jusqu’à 12% de produit intérieur brut (PIB). A ses dires, la mise en place de cette confédération œuvrera à la résolution de plusieurs difficultés que connait le sous-secteur élevage, notamment les tracasseries de tout genre », a rappelé Abdoul Karim Sissoko, représentant du ministre du Développement rural, qui a présidé la cérémonie d’ouverture.
Moussa Sékou Diaby








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