Gouvernance foncière : Les Pays-Bas allouent une enveloppe de 820 millions de FCFA
- journaletjikan
- 1 juin 2022
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Le Projet d’appui à la gouvernance foncière et au renforcement des instances locales de gestion des conflits fonciers a été lancé par le ministre du Développement Rural, M. Modibo Keïta, vendredi dernier. Ce projet est financé par les Pays-Bas à hauteur d’environ 820 millions de FCFA.
Cette activité a été mise à profit pour informer et sensibiliser l’ensemble des acteurs afin qu’ils s’approprient la problématique foncière, constater les insuffisances et y trouver des solutions idoines pour le bien-être de toutes et tous.
Comme son nom l’indique, le Projet d’appui à la gouvernance foncière et au renforcement des instances locales de gestion des conflits fonciers vise à renforcer les capacités locales de gestion des conflits fonciers et de protection des droits coutumiers au Mali à travers un appui institutionnel et de proximité.
Il contribuera ainsi à améliorer les performances des commissions foncières à travers un appui aux différents acteurs clés, à l’émergence d’un environnement favorable à l’effectivité et à la durabilité des commissions foncières.
Il est utile de signaler que le Projet intervient dans les régions de Mopti, Ségou, Sikasso, Koulikoro, Kayes et le district de Bamako. Il est prévu pour une durée de 30 mois (de juin 2021- décembre 2023).
Il est financé par le ministère des Affaires étrangères des Pays- Bas à hauteur de 1,3 million d’euros, soit environ 820 millions de francs CFA pour soutenir les efforts de l’Etat et les initiatives d’autres partenaires.
« Le secteur agricole est placé au cœur des priorités du développement économique et social par les plus hautes autorités du pays comme en témoigne l’élaboration de la Loi d’orientation agricole et les différentes politiques nationales d’orientation, d’organisation, de gestion du secteur du développement rural » a rappelé le ministre du développement rural.
Selon lui, la majorité de la population du Mali vit en milieu rural et vit de la production végétale et animale et de l’exploitation d’autres ressources naturelles forêt, minéraux. Et l’accès à la terre et aux ressources naturelles constituent donc une condition préalable pour la sécurité alimentaire, nutritionnelle et le développement économique et social du pays.
« La terre qui constitue la première richesse du pays se trouve aujourd’hui au centre des enjeux économiques, sociaux, culturels, environnementaux. Face à la compétition sans cesse croissante pour l’accès à la terre, la gouvernance foncière est devenue depuis quelques années une préoccupation majeure aussi bien pour les populations que pour les autorités politico administratives », a-t-il fait savoir.
Pour le ministre Keïta, la sécurité foncière représente un élément clé pour la valorisation des potentiels économiques du pays. La protection foncière des exploitations agricoles familiales est devenue primordiale pour l’amélioration des conditions d’existence et de sécurisation des facteurs de production dans les zones rurales. L’état des lieux de la problématique de gestion du foncier agricole laisse apparaitre de nombreux conflits fonciers entre les différents acteurs.
« Face à ce phénomène, l’Etat malien a engagé une série de réformes afin de mieux organiser la gouvernance foncière. Cela est matérialisé par différents textes législatifs et réglementaires, qui font des commissions foncières un dispositif clé pour la prévention et la gestion des conflits fonciers pour sécuriser les ressources foncières rurales et le maintien de la stabilité et la cohésion sociale », s’est réjoui le patron du monde rural.
Selon lui, la mise en place des commissions foncières a permis de renforcer l’autorité et la légitimité des chefs traditionnels qui s’impliquent davantage dans la prévention et la gestion des conflits.
L’ambassadeur du royaume des Pays–Bas au Mali dira que ce Projet s’intéresse en particulier aux exploitations familiales soumises à des moyens rudimentaires de production car, indique-t-il, ces exploitants ont besoin d’un appui conséquent.
« En milieu rural le régime coutumier continu de sécuriser la production agricole. Nous sommes conscients que la pression du foncier devient constante en zone rurale et par conséquent, il faut soutenir les commissions foncières », a expliqué l’ambassadeur.
Adama DAO










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