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Guterres exhorte la communauté internationale à investir massivement en Afrique



Guterres exhorte la communauté internationale à investir massivement en Afrique

« Nous devons transformer cette promesse extraordinaire en moteur de prospérité inclusive et durable », a déclaré António Guterres à l’ouverture d’une rencontre organisée à New York par le Pacte mondial des Nations Unies et l’Union africaine. Pour le secrétaire général de l’ONU, l’Afrique est aujourd’hui « au cœur d’opportunités considérables », mais encore trop dépendante du soutien extérieur.

Pendant deux jours, responsables politiques et acteurs économiques ont débattu autour du thème « Initiative mondiale pour les entreprises africaines : une Afrique imparable ». Guterres a insisté sur trois priorités : le développement des infrastructures et de l’énergie, la sécurité alimentaire et la réforme du système financier international.

La ZLECAF, levier stratégique

Le patron de l’ONU a rappelé que la réussite de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) passait par des infrastructures solides : routes, ports, réseaux énergétiques fiables et cadres réglementaires harmonisés. Il a également souligné le retard du continent en matière d’énergies renouvelables, qui ne capte que 2 % des investissements mondiaux, plaidant pour un accès universel à l’électricité et l’accélération des projets solaires et éoliens.

Sécurité alimentaire : un paradoxe à résoudre

Alors que l’Afrique dispose de plus de la moitié des terres arables non exploitées de la planète, elle importe chaque année pour plus de 100 milliards de dollars de denrées alimentaires. « Nous devons mettre fin à ce paradoxe », a martelé Guterres, appelant à développer une agriculture résiliente face au changement climatique, à renforcer l’irrigation et les capacités de stockage, et à soutenir davantage les petits exploitants, en particulier les femmes.

Réformer la gouvernance financière mondiale

Enfin, le secrétaire général a insisté sur la nécessité d’une réforme en profondeur du système financier international. Selon lui, les institutions de Bretton Woods doivent être adaptées « aux réalités d’aujourd’hui et non aux structures de pouvoir d’hier ». Il a également plaidé pour une représentation accrue de l’Afrique dans les instances de gouvernance mondiale, y compris au Conseil de sécurité.

En plaçant le continent au cœur de son discours, Guterres a renouvelé un appel qui résonne désormais comme un leitmotiv de son mandat. Reste à savoir si cette fois, la communauté internationale répondra par des engagements concrets, notamment en matière de financement climatique et d’allègement de la dette.

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN

 

 

 

 


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