Journées minières et pétrolièresLe contenu local au cœur des échanges
- AMADOU DIALLO
- 21 nov. 2021
- 2 min de lecture

« Développement du contenu local : enjeux, perspectives et rôle de l’Etat ». Tel était le thème principal de la 9ème édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP) qui se sont déroulées du 16 au 18 novembre à Bamako.
Ce thème répond aux préoccupations des autorités de la Transition, à savoir tirer le maximum de bénéfice du secteur minier à travers une implication massive et de qualité de nos entreprises minières nationales.
“Il s’identifie parfaitement aux programmes des partenaires techniques et financiers ainsi qu’à ceux des organisations sous régionales comme l’Union africaine et la Cedeao”, a expliqué le ministre Lamine Seydou Traoré.
Ces journées ont été une occasion pour les miniers de faire le point sur la situation du secteur minier au Mali, un secteur qui n’a pas été épargné par la crise de la Covid-19, qui a fait plonger de 35% les flux mondiaux d’investissements directs étrangers.
Selon le ministre des Mines, l’environnement minier malien est également contrarié par l’orpaillage illégal. Une lutte implacable contre le dragage et l’orpaillage illégal est en cours depuis janvier 2021.
“Malgré ces difficultés, le secteur minier a continué à remplir son rôle de pourvoyeur de fonds pour l’Etat. La valeur totale des exportations a augmenté passant de 1.870 milliards en 2019 à 1.971 milliards en 2020. La contribution du secteur au budget national s’est chiffrée à 457 milliards de francs CFA en 2020, contre 403 milliards en 2019”, a indiqué le ministre Traoré.
Pour lui, cette performance du secteur minier a été possible malgré les défis susmentionnés pour deux raisons : un climat des affaires propice et la confiance renouvelée de l’ensemble des parties prenantes du secteur à l’Etat.
Pour amenuiser la dépendance du Mali vis-à-vis de la production aurifère et accroître les retombées de l’exploitation des ressources du sous-sol malien, le ministère des Mines, de l’énergie et de l’eau, dans sa nouvelle politique minière, met l’accès, entre autres, sur le développement des infrastructures géologiques notamment la cartographie ;l’intégration des secteurs minier et pétrolier à l’ensemble de l’économie nationale ; l’amélioration de la gouvernance du secteur ;la promotion de la sous-traitance et les prestations de services auprès des grandes entreprises minières.
“En 2022, l’action du Mme portera sur l’exécution d’un programme agressif de promotion de l’industrie, de la sous-traitance, de la transformation sur place des minerais et du développement de l’entreprenariat national dans le secteur minier”, a annoncé le ministre.
Mais, conclu-t-il, cette mise en œuvre optimale des contenus locaux impose une action tripartite entre des entreprises nationales sérieuses et décidées à s’investir,des sociétés extractives multinationales prêtes à appuyer ces entreprises nationales et un Etat volontariste engagé à jouer pleinement son rôle en y mettant le cadre incitatif adéquat et les sanctions appropriées au besoin.
Adama DAO/Le Tjikan








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