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Siriki Kouyaté de Yéréwolo : « Nous demandons aux autorités de se défaire des partenariats...


Siriki Kouyaté, porte-parole du mouvement « Yéréwolo débout sur les remparts », se prononce sur le rassemblement de toutes les couches socio-professionnelles, vendredi 29 octobre 2021, au Monument de l’indépendance, contre le diktat des organisations de la communauté internationale et la mauvaise gestion de la crise malienne par des pseudos amis et partenaires du Mali.

« Si par paresse intellectuelle ,par opportunisme ou par désir fou d’accession au pouvoir ,nous acceptions d’inverser l’ordre des choses et imposer à notre peuple ,une marche arrière suicidaire ,nous en répondrons devant l’histoire », a-t-il débuté son discours . Avant d’ajouter que les jugements de l’histoire sont sans appel. Il dira qu’après l’intervention franco-britannique en Lybie en 2011, le Mali depuis 2012 est plongé dans une guerre proxy. A l’en croire, les autorités d’alors n’ont pas su se hisser à la hauteur des événements. « La société civile a manqué le courage civique de prévenir le danger. Les quelques rares hommes politiques et organisations de la société civile qui se sont assumés,= ont été réprimés face au diktat de la communauté internationale pour faciliter le retour des hommes armés venant de la Lybie .Aussitôt la guerre s’éclata et le Mali faillit chavirer » explique-t-il .Avant de poursuivre que jusque-là, les autorités successives ne parvenaient pas à nommer les problèmes. Il avance pour la résolution de la crise , tout se décidait à l’insu du peuple .A ses dires, c’est le pilotage à vue provoqué par l’inconstance et l’arrogance des partenaires dont l’agenda par l’incompétence de l’appareil de gouvernement. A ses propos, il donne à titre d’exemple l’attaque barbare du camp d’Aguelhok où des militaires maliens ,mains ligotées au dos ,ont été massacrés ,la France par la voix de son ministre des Affaires étrangères ,à l’époque Alain Juppé n’a pas dédaigné signé cela comme une marque de victoire des terroristes contre l’Etat du Mali. « Dès lors la France imposa la négociation dont les premiers ont été semées lors des pourparlers à Ouaga . Ainsi, tout a été bloqué au profit des élections qui visaient exclusivement à mettre en place un pouvoir légitime pouvant négocier avec les éléments de l’entreprise terroriste Azawad », dira-t-il. « Pendant huit ans à Alger, des discussions ont été engagés. Il semblerait que tout a été négocié sauf la paix ; d’où l’Accord pour la paix et la réconciliation .Hier, on parlait de la négociation et aujourd’hui, on parle de la mise en œuvre de l’Accord, à présent personne ne sait ce qui a été convaincu réellement », accentue-t-il. Avant de poursuivre que les principales vertus de la démocratie en République du Mali se résument aux élections et à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger 2015 .Présenté comme l’unique document de la paix, comme s’il s’agissait de quelque chose qui se décrète. Siriki Kouyaté dira que la paix certes mais que la mise en œuvre de l’Accord n’est nullement un souci des Maliens. Or, les organisations de la communauté internationale ne cessent de faire pression sur les autorités pour l’application de cet accord inapproprié, inapplicable et sans objet qui asphyxie la liberté, bafoue la justice et sème donc la misère au Mali. « Sur cette lancée, l’étau avait toutes les chances de se resserrer davantage autour du pouvoir issu des élections. Tout en précisant que les conditions qui entouraient ces élections –là étaient de loin meilleures aux conditions actuelles dont une rupture s’impose et le peuple l’assume ». Il poursuit : « Nous sommes persuadés que nos amis et pseudo -partenaires n’ont pas la moindre intelligence de tirer les leçons des expériences. Cela se désarroi, imposer les élections au peuple malien dont le principal souci est la sécurité diktat et non à l’ingérence des organisations de la communauté internationale, afin d’asseoir la volonté du peuple pour la survie de notre nation ».Il rappelle qu’à présent le Mali se trouve dans une crise ayant plusieurs angles dont certains acteurs n’ont pas la moindre volonté de la résorber une situation est très embarrassante. « Le pays fait face à des partenaires dont les attitudes sont plus terrifiantes que la menace qu’ils sont censés aider le Mali à vaincre. Il dira qu’avant l’arrivée de l’actuel gouvernement, les pouvoirs successifs se plaisaient dans un laxisme inouï et injustifiable. A ses dires, toutes les solutions proposées ici et là ont très vite montré leurs limites et serait judicieux de préciser qu’après tout aucune solution endogène n’a prospéré au milieu de ces tourbillons de propositions de sortie de crise émanant des pseudos amis et partenaires du Mali ouvrant des brèches aussi infernales que la crise elle-même. Il signale que toutes les résolutions prises, depuis le début de la crise précisent que les solutions doivent être une émanation de la volonté du peuple malien. Il rappelle qu’avant et après l’élection présidentielle en 2013, la seule ville qui échappait à la souveraineté nationale, fondamentalement était à Kidal par l’interposition de la force Serval qui a fait venir le Mnla du Burkina Faso et l’a installé à Kidal dès lors cette ville est devenue « un sanctuaire des terroristes »comme le dit Mahamadou Issoufi, l’ancien chef d’Etat du Niger. Pour lui, c’était une stratégie pour la France de créer le statu-quo et donner le coup d’envoi pour la marche arrière suicidaire. A l’époque, dans les consciences populaires, l’opération Barkhane sombre dans les ornières de ces succès .Le scénario est tel qu’une première opération a pu stopper l’avancée des soi-disant djihadistes. En route pour Bamako comme le disait communément et la deuxième ne parvient à enregistrer aucun succès. Avant de poursuivre que la France entre « aide » au Mali et «aide » au terrorisme constitue le maillon essentiel des forces qui détruisent la paix au Mali par la ruse et le droit international. Avant d’ajouter que la France ne fait pas bonne presse dans la région par sa politique insalubre. « Les populations du Sahel sont aujourd’hui terrifiées par la présence de ces forces d’occupations », ajoute-t-il.

Il termine : « Nous demandons humblement aux nouvelles autorités de la transition de se défaire de l’étau des partenariats contreproductifs. En outre, le peuple malien affirme sa ferme volonté de soutien à son armée à la transition, afin de jeter les nouvelles bases pour un Mali libre et souverain. Par ailleurs, nous demandons à nos autorités de prendre des mesures idoines pour encourager des poursuites judiciaires contre les autorités françaises pour des crimes dont elles se sont rendues coupables depuis leur intervention en 2013 ».

Source/Le Reporter par Fatoumata Fofana

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