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Rasmané Ouédraogo : un pilier du cinéma africain et figure engagée de la culture



Né à Ouahigouya, au Burkina Faso, Rasmané Ouédraogo s’est imposé comme l’une des figures marquantes du cinéma africain. À la fois technicien, enseignant, acteur associatif et producteur, il incarne un parcours riche et diversifié au service de la culture et de l’audiovisuel.

Un parcours académique solide

Après des études à l’Institut d’Éducation Cinématographique de Ouagadougou (INAFEC), il poursuit sa formation en France où il obtient un diplôme supérieur en production à l’École supérieure de l’audiovisuel de Paris. Cette double formation, alliant savoirs africains et expertise internationale, lui ouvre les portes d’une carrière variée.

Une carrière au cœur des grandes institutions culturelles

De 1985 à 1993, Rasmané Ouédraogo occupe le poste de secrétaire général adjoint de la Fédération Panafricaine des Cinéastes. Il travaille également comme chargé d’étude et point focal de l’UNESCO au ministère burkinabè de la Culture. Son engagement institutionnel se traduit aussi par son rôle d’ancien président du Conseil d’administration du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). En 2015, il est appelé à présider le jury « Documentaire et Court métrage international » du festival Écrans Noirs de Yaoundé. Consultant reconnu en diversité culturelle, il collabore avec plusieurs organisations internationales.

Parallèlement, il contribue à la mise en place de l’Institut supérieur de l’image et du son (ISIS) à Ouagadougou, où il enseigne. Il dispense également des cours à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et partage son expertise dans d’autres pays de la sous-région.

Une vie tournée aussi vers l’agriculture

En dehors du cinéma, Rasmané Ouédraogo a fait le choix original de se consacrer à l’agriculture. Installé au Mali, il développe des activités de production de fruits et légumes, poursuivant ainsi son engagement pour un développement durable et diversifié.

Engagement associatif et militantisme culturel

Sur le plan associatif, il est élu président de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle lors du congrès fondateur de Séville en 2007. Il est également à l’origine du Syndicat national autonome des comédiens du Burkina, qu’il a dirigé en tant que secrétaire général.

Une filmographie riche et éclectique

Rasmané Ouédraogo a collaboré à de nombreux longs métrages devenus des classiques du cinéma africain :

•             Le choix (1987)

•             Yaaba (1989)

•             Tilaï (1990)

•             La Promesse (1996)

•             Buud Yam (1997)

•             Adanggaman (2000)

•             Moolaade (2002)

•             La colère des dieux (2003)

•             La Nuit de la vérité (2004)

•             Ouaga Saga (2004)

•             L’Œil du Cyclone (2015)

 

•             Bienvenue au Gondwana (2017)

•             Mayouya (2022)

•             Katanga ou la danse des scorpions (2025).

À cela s’ajoutent des courts métrages (Le truc de Konaté, 2001), des productions télévisées (Monia et Rama, 2002 ; Le monde à l’endroit, 2000) et des séries populaires comme Trois femmes, un village ou Bienvenue à Kikideni.

Une figure incontournable du cinéma africain

À travers ses engagements institutionnels, son œuvre cinématographique et son rôle de formateur, Rasmané Ouédraogo demeure une personnalité influente dans le paysage culturel africain. Son parcours illustre la richesse et la diversité du cinéma burkinabè, tout en mettant en lumière l’importance de la transmission et de la créativité dans la consolidation de l’identité culturelle du continent.

 

Haoua Sangaré

LETJIKAN


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